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L'Assemblée vote les économies imposées aux HLM

L'Assemblée a voté en faveur du budget du ministère de la Cohésion des territoires, en forte baisse.

L'Assemblée a voté en faveur du budget du ministère de la Cohésion des territoires, en forte baisse. - Philippe Lopez - AFP

Les députés ont adopté le budget du ministère de la Cohésion des territoires, actant les économies imposées aux organismes HLM mais en étalant sur trois ans la baisse des loyers.

L'Assemblée a adopté le budget du ministère de la Cohésion des territoires, en forte baisse du fait des économies imposées aux HLM, mais en lissant sur trois ans la baisse des loyers, aux termes de vifs débats.

Parmi les grands perdants du projet de loi de Finances pour 2018, examiné en première lecture, le budget de ce ministère, qui regroupe les politiques du Logement, de l'Aménagement des territoires et de la Ville, va chuter de 9,8%, passant de 18,3 milliards d'euros en 2017 à 16,5 milliards en 2018.

Le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, a défendu, lors des longues discussions entamées jeudi soir, la volonté du gouvernement de "réinterroger l'efficacité de notre politique en matière d'aides personnelles au logement et de soutien à la construction". "Nous avons, face à un investissement d'environ 40 ou 41 milliards d'euros, 4 millions de nos concitoyens qui sont mal logés", a-t-il fait valoir.

"Mise en oeuvre progressive"

Ainsi la "réforme des aides au logement" prévue dans l'article 52 du projet doit-elle "conduire à une réduction des dépenses de l'État de 1,7 milliard d'euros en 2018", dans un "dialogue constant avec les bailleurs sociaux", a-t-il assuré, alors que ces organismes exigent un moratoire sur une économie budgétaire qu'ils jugent "mortifère".

Vendredi, un amendement du gouvernement prévoyant une "mise en oeuvre progressive" de cette ponction financière a été adopté par 70 voix contre 17. Mais de vives critiques se sont exprimées à droite comme à gauche, Marie Christine Dalloz (LR) dénonçant une "vraie impréparation", Stéphane Peu (PCF) "un grand bricolage" ou encore Eric Coquerel (LFI) "une fuite en avant gênée" du gouvernement, qui continue sa réforme mais essaye ainsi "de cacher la poussière sous le meuble".

Y.D. avec AFP