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Jérôme Cahuzac:" Il n'est pas question de demander d'efforts nouveaux en 2013"

Le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, est à la manoeuvre pour réduire les dépenses budgétaires

Le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, est à la manoeuvre pour réduire les dépenses budgétaires - -

Dans une interview au JDD de ce 10 mars, le ministre du Budget rappelle l'objectif du gouvernement de réduire les dépenses de 1,5 milliard d'euros supplémentaire en 2014. Mais il reste vague sur l'évolution de la fiscalité l'an prochain.

Bonne nouvelle: "il n'est pas question de demander des efforts nouveaux aux Français en 2013, compte tenu de la faiblesse de la croissance". C'est Jérôme Cahuzac, le ministre du Budget qui l'affirme dans une interview au JDD de ce 10 mars.

Mais pour 2014, il ne s'engage sur rien. Sauf à trouver 1,5 milliard d'euros d'économies budgétaires dans les crédits des ministères. " J'ai proposé au Premier ministre une réduction en valeur absolue des dépenses l'an prochain". Et de rappeler : "nous sommes le premier gouvernement à enrayer la spirale de l'endettement. Cela peut être douloureux, mais c'est nécessaire".

Ce 1,5 milliard d'économies s'ajoutera à l'effort de 3,5 milliards déjà annoncé pour "financer le pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi, ainsi que les mesures contre la pauvreté et des moyyens supllémentaires contre le chômage. Nous avons toujours dit que chaque dépense nouvelle sera compensée par des économies, nous faisons ce que nous avons dit", assene-t-il.

"Tous les ministères sont potentiellement visés" par ces économies budgétaires. "Il n'y a pas de ministère intouchable". Sauf que l'Education nationale, la police et la gendarmerie seront "exemptées d'effort sur leurs effectifs", précise-t-il.

Silencieux sur les impôts nouveaux

A côté des économies budgétaires, y aura-t-il des hausse d'impôts l'an prochain ? "Il nous faut trouver 6 milliards d'euros pour maintenir les recettes de l'Etat au même niveau, pas pour les augmenter. Aucune décision n'est prise sur le détail", confie-t-il laconiquement.

Concernant enfin la fameuse taxe sur les hauts revenus dont le nouveau dispositif doit être présenté en principe avant la fin du mois par le gouvernement, Jérôme Cahuzac ne veut rien dévoiler. "Le président de la République a indiqué que son engagement serait tenu. Nous avons sollicité le Conseil d'Etat afin qu'il nous disent quelle voie peut être suivie sans risque de censure constitutionnelle. Nous attendons son avis".

Tout au plus le ministre a-t-il indiqué que la nouvelle mesure "sera inscrite dans la loi de finances à l'automne. Il n'y a donc aucune urgence".

P.C