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Jean-Loup Durousset: l'hôpital privé "n'est pas une variable d'ajustement"

Jena-Loup Durousser était l'invité de BFM Business, ce mardi 11 mars.

Jena-Loup Durousser était l'invité de BFM Business, ce mardi 11 mars. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le président de la Fédération de l'Hospitalisation Privée était l'invité de BFM Business, ce mardi 11 mars. Il est notamment revenu sur les relations tendues du secteur avec la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Les hôpitaux privés ont durci le ton. Le gouvernement a décidé, le 28 février dernier, de baisser les tarifs de remboursement des actes (ou T2A) de 0,24%. Pour manifester son mécontentement, le secteur hospitalier privé a décidé de ne plus accueillir d'étudiants infirmiers.

Invité ce mardi 11 mars sur BFM Business, Jean-Loup Durousset, le président de la Fédération de l'Hospitalisation Privée, a évoqué des échanges tendus avec la ministre de la Santé Marisol Touraine.

"Nous avons de l'écoute mais on se trompe de chemin. Le bon chemin c'est celui du 'faire ensemble", a-t-il expliqué. Or, "le ministère n'a fait qu'opposer secteur privé et secteur public par des petites touches successives".

600 millions d'euros de collecte

"La dernière en date, la récupération du CICE sur les tarifs de notre seul secteur de l'hospitalisation privée nous a profondément blessé et choqué", a-t-il affirmé, rappelant que le secteur privé "représente une dépense collective pour l'assurance-maladie d'environ 12 milliards d'euros".

Mais il a également souligné que "notre taxation représente 600 millions d'euros de collecte. Nous aurions aimé que la ministre mentionne ces choses-là".

Jean-Loup Durousset a indiqué que sa fédération a créé en 2013 3.000 emplois. "Nous étions prêts à doubler cet effectif, simplement les décisions successives du ministère de la Santé qui tendent à baisser nos coûts, nos tarifs et à nous mettre des contraintes supplémentaires, nous ferons réfléchir à cette mesure", a-t-il prévenu.

L'ambulatoire, une économie de 5 milliards d'euros?

"Le secteur privé n'est pas une variable d'ajustement", a-t-il encore pesté.

"Il est un élément de comparaison au mieux. Mais c'est surtout un acteur qui a mis en place des choses innovantes. La chirurgie ambulatoire a été développée grâce au secteur de l'hospitalisation", a-t-il rappelé.

Il a d'ailleurs cité des estimations qui indiquent que la généralisation de l'ambulatoire au secteur public pourrait permettre d'économiser environ 5 milliards d'euros. Pour sa part, il a considéré "qu'un chiffre compris entre 3 et 5 milliards d'euros est quelque chose de raisonnable".

J.M.