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Impôts locaux: 2 maires sur 3 n'ont pas voté de hausse

La hausse des impôts locaux serait limitée à 1,6% cette année, selon les prévisions de la Banque Postale

La hausse des impôts locaux serait limitée à 1,6% cette année, selon les prévisions de la Banque Postale - Mychèle Daniau - AFP

Les deux-tiers des maires auraient décidé de ne pas inscrire de hausses des taux d'impositions dans leur budget, selon une étude de l'AMF citée par les Echos ce mardi 5 mai. Plusieurs grandes villes de province ont pourtant voté des hausses significatives.

Il est une règle non écrite qui veut que les impôts locaux augmentent sensiblement l'année qui suit les élections municipales. On peut prendre pour exemple les scrutins de 2002 et 2009, où la fiscalité locale avait, respectivement progressé de 2,1% et 3,6% (contre 0,3% en 2001 et 0,7% en 2008).

La note risquait donc de s'annoncer salée pour 2015. D'ailleurs près des trois-quarts les Français s'y attendaient en février dernier selon un sondage Opinionway pour BFM Business.

Au final, il y aura bien une hausse mais celle-ci devrait être modérée, selon plusieurs études citées par les Echos ce mardi 5 mai.

Ainsi d'après une note de conjoncture publiée par le directeur du service d'études de la Banque Postale, Thomas Rougier, l'augmentation devrait être inférieure à 2%, à environ +1,6%, soit un taux très faible pour une année post-électorale.

Cette augmentation très modérée s'expliquerait par le fait que la grande majorité des élus ont choisi de ne pas inscrire de hausses d'impôts locaux dans leur budget. Selon une enquête de l'AMF (l'association des maires de France), réalisée sur un échantillon de 500 édiles, deux maires sur trois auraient décidé de ne pas faire voter de hausse de la fiscalité locale.

Toulouse, championne de la hausse

Globalement, l'évolution des taux des impôts locaux reste toutefois positive, en raison des hausses sensibles qui ont été décidées récemment par plusieurs grandes villes de provinces.

Les exemples sont nombreux. A Lille, Martine Aubry a ainsi fait voter une hausse de 10% de la taxe foncière. A Bordeaux, Marseille et Lyon, villes dirigées respectivement par les UMP Alain Juppé, Jean-Claude Gaudin et le socialiste Gérard Collomb, l'augmentation atteint environ 5%. La palme revient toutefois à Toulouse où la fiscalité locale a été relevée de 15%, alors que le maire Jean-Luc Moudenc (UMP) avait promis la stabilité fiscale avant les élections municipales de l'an passé...

J.M.