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Impôts : la baisse du plafond du quotient familial votée à l'Assemblée

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Les députés ont voté la baisse du plafond du quotient familiale. Une mesure qui rapportera 1 milliard aux caisses de l’État. L'opposition dénonce un coup porté à la politique familiale. Explications.

L'Assemblée nationale a approuvé jeudi la baisse du plafond du quotient familial dans le projet de budget 2014, au grand dam de l'opposition, FN compris, qui a dénoncé une attaque contre les familles. Le plafond du quotient familial, dont ne bénéficient que les ménages payant l'impôt sur le revenu, soit la moitié des foyers fiscaux, sera abaissé de 2 000 à 1 500 euros par demi-part. Quelque 13% des foyers fiscaux ayant des enfants mineurs à charge ou des majeurs rattachés seront touchés par cette mesure qui doit rapporter un peu plus d'un milliard d'euros et servir à réduire le déficit de la branche famille.

« On ne supprime pas, on plafonne »

Non seulement "on ne supprime pas le quotient familial, on plafonne l'avantage fiscal reçu par ceux qui ont des enfants", mais "un tiers de cette dépense fiscale bénéficie aux 10% des Français les plus riches", a souligné le rapporteur général du Budget, Christian Eckert (PS). Le président François Hollande avait souligné mi-septembre que le choix avait été de ne pas toucher aux allocations familiales, mais avait justifié la nouvelle modification du plafond du quotient familial, "quotient d'autant plus favorable qu'on paye un impôt élevé".

« Ne touchez pas à la politique familiale »

"Faites des économies ailleurs mais ne touchez pas à la politique familiale, qui structure la société française et qui est un gage pour l'avenir alors que toutes les économies européennes font face à un vieillissement de leur population", a lancé, à l'unisson d'autres élus UMP, Jacques Myard, reprochant de "toucher à un tabou et de jouer avec le feu". Marc Le Fur (UMP) a reproché au gouvernement de prélever "un véritable impôt sur l'enfant"

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La rédaction