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Hollande a dépensé 21,8 millions d'euros pour arriver à l'Elysée

François Hollande a dépensé 1,1 million de plus que Ségolène Royal en 2007.

François Hollande a dépensé 1,1 million de plus que Ségolène Royal en 2007. - -

Selon les comptes présentés par les candidats, l'actuel président de la République a dépensé légèrement plus que son rival Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle.

Vainqueur de l'élection présidentielle, François Hollande est aussi le champion de la dépense électorale.

Selon les comptes publiés au Journal officiel du 31 juillet, l'actuel chef de l'Etat a dépensé 21,8 millions d'euros pour sa campagne contre 21,3 millions pour Nicolas Sarkozy. Tous les deux respectent donc le plafond des dépenses autorisées fixé à 22,5 millions (contre 21,6 millions en 2007).

Au total, les dix candidats à l'Elysée ont investi 74,2 millions d'euros dans la campagne. En 2007, avec deux prétendants de plus, la dépense totale avait atteint 76,3 millions.

Avec 9,5 millions d'euros, la campagne de Jean-Luc Mélanchon est la troisième plus coûteuse. Marine Le Pen arrive juste après avec 9,1 millions. François Bayrou, lui, a dépensé 7 millions (contre 9,7 millions en 2007). Enfin, le plus modeste a été Jacques Cheminade, avec 500 000 euros.

21,4 millions remboursés aux deux finalistes

L'Etat va prendre en charge une bonne part de ces dépenses: 800 000 euros maximum pour les candidats ayant obtenu moins de 5% des suffrages, jusqu'à 8 millions au delà de 5%, et 10,7 millions pour les deux finalistes (soit 47,5% du plafond de dépenses autorisées). Au total, l'élection 2012 devrait donc coûter près de 50 millions d'euros aux finances de l'Etat.

Reste la question de la sincérité des comptes de campagne. Ceux publiés hier au JO ont été transmis directement par les candidats. Le Conseil constitutionnel doit encore les valider. Mais imagine-t-on les Sages refuser de valider celui du candidat élu, obligeant donc à la tenue d'une nouvelle élection? En 1995, malgré des doutes sur les comptes présentés par Jacques Chirac, le Conseil constitutionnel n'avait rien trouvé à redire...

Patrick Coquidé