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Grand débat : « nous devons baisser plus vite les impôts » affirme Edouard Philippe

Edouard Philippe à l'Assemblée nationale le 2 avril 2019

Edouard Philippe à l'Assemblée nationale le 2 avril 2019 - BFMTV

Mais le Premier ministre n’a pas expliqué de quelle manière le gouvernement allait s’y prendre.

Face à "une immense exaspération fiscale", le gouvernement doit "baisser plus vite les impôts", a insisté lundi Edouard Philippe lors de la présentation du bilan du grand débat national lancé face à la crise des "gilets jaunes".

Après deux mois de consultations qui ont confirmé une "tolérance fiscale zéro", le Premier ministre a estimé, sous la verrière du Grand Palais, que ces débats indiquent "clairement la direction à prendre : nous devons baisser, et baisser plus vite, les impôts", sans préciser lesquels.

Avant une adresse au Parlement mardi et mercredi, et à quelques jours des premiers arbitrages du président Macron, le Premier ministre a affiché la volonté de l'exécutif d'annoncer des décisions fortes après la crise des "gilets jaunes" et cette "restitution" des centaines de milliers de propositions citoyennes issues du grand débat.

"Hésiter serait une erreur"

"Nous sommes parvenus à une situation où hésiter serait pire qu'une erreur, ce serait une faute. Le besoin de changement est si radical que tout conservatisme, toute frilosité serait à mes yeux impardonnable", a affirmé M. Philippe, qui s'exprimait devant près de la moitié du gouvernement, les cinq "garants" du grand débat ainsi que des maires et des partenaires sociaux.

"Le président l'a dit, nous ne pourrons plus gouverner comme avant", a déclaré le Premier ministre jugeant nécessaire "de construire les outils d'une démocratie plus délibérative". Il a évoqué la défiance à l'encontre des élus et un "profond malaise" dans la société française, fait d'"isolement", d'"abandon", d'"indifférence" et de "manque de considération".

La rédaction avec AFP