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Eckert: "moins d'un milliard d'euros" concédé aux députés sur le collectif budgétaire

Christian Eckert était l'invité de BFM Business, ce lundi 30 juin.

Christian Eckert était l'invité de BFM Business, ce lundi 30 juin. - -

Le secrétaire d'Etat au Budget était l'invité de BFM Business ce lundi 30 juin. Alors que le différents projets de lois de finances rectificatives sont en cours d'examen au Parlement, il est revenu sur les différentes mesures contenues dans ces textes.

Union sacrée chez le patronat. Le 29 juin, huit organisations patronales ont lancé "un cri d'alarme" pour demander notamment la mise en oeuvre rapide du pacte de responsabilité.

Invité ce lundi 30 juin de BFM Business, le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert leur a répondu:"[Ce] pacte est en route puisqu'aujourd'hui ce sont 350.000 entreprises qui ont perçu 7 milliards de CICE (Crédit Impôt compétitivité emploi). Désormais, il y a la nouvelle phase, celle d'accélération, la mise en route du pacte de responsabilité qui est en cours à l'Assemblée nationale".

Les baisses de charges du pacte de responsabilité sont, en effet contenues dans le projet de loi de finances rectificative de la Sécurité sociale."C'est la première fois depuis longtemps qu'on met en place ce type de méthode législative", selon Christian Ekcert.

"Rien de céder à tel ou tel"

Toute la question est de savoir quelles concessions le gouvernement fait, ou va faire, pour que les députés de la majorité, notamment les "frondeurs", votent ces mesures.

Sur ce dernier point, Christian Eckert a indiqué que l'exécutif a jusqu'ici rajouté des mesures pour "moins d'un milliard" d'euros, en cumulé. "Le non-gel des petites retraites représente 250 millions d'euros, les aides au logement sont de même ampleur" et les baisses d'impôt supplémentaires "si on les intègre font 500 millions d'euros", a détaillé Christian Eckert.

"Et de plus il n'y a rien eu de cédé à tel ou tel. Il y a eu une discussion entre la majorité du groupe socialiste et le gouvernement. Ce ne sont pas avec les quelques frondeurs, dont on ne sait pas s'ils sont six, quarante ou cent, que nous discutons", a-t-il affirmé. Il a, en conséquence, assuré qu'il n'y aura pas de modification substantielle ni du quantum ni du calendrier [des baisses de charges du pacte de responsabilité, ndlr].

"Une politique qui marche sur deux pieds"

Evoquant ensuite plus globalement la politique budgétaire de l'Etat, Christian Eckert a jugé qu'il faut "faire une politique qui marche sur deux pieds c'est à dire qu'elle redonne de la compétitivité aux entreprises mais qui n'oublie pas que les salariés sont dans une situation qui est parfois socialement difficile".

Et désormais, Christian Eckert a affirmé que le gouvernement travaille "jour et nuit" sur "la baisse de la dépense publique". "Lorsque nous aurons baissé la dépense publique nous pourrons retrouver des marges de manoeuvre qui permettront d'envisager des baisses tant pour les ménages que pour les entreprises", a-t-il conclu.

L'augmentation de la taxe de séjour "pas anormale"

 Christian Eckert a également estimé que l'augmentation de 2 euros par nuitée de la taxe de séjour en Ile-de-France n'était pas "complètement anormale".

 "Le Parlement est dans son rôle, le Parlement fait un certain nombre de propositions, et c'est lui qui décide à la fin, c'est notre Constitution", a-t-il déclaré.

J.M.