BFM Business

Eckert: "La réduction des déficits est en route"

Christian Eckert était l'invité de BFM Business ce 2 octobre.

Christian Eckert était l'invité de BFM Business ce 2 octobre. - BFM Business

Christian Eckert, secrétaire d'Etat au Budget, était l'invité de BFM Business ce jeudi 2 octobre.

Christian Eckert est satisfait du projet de Budget 2015. Le secrétaire d’Etat au Budget était l'invité de BFM Business ce 2 octobre, et contrairement à Gilles Carrez, qui estime que ce Budget "sacrifie l'avenir", il pense lui, que ce Budget le prépare. "Nous allons au rythme qui est supportable pour des raisons sociales et économiques". Il rappelle que la dépense nourrit l'activité. "Il faut trouver le bon équilibre".

Aux détracteurs qui trouvent le Budget trop optimiste, Christian Eckert répond que "nos prévisions de croissance sont conformes au consensus (de l'Insee, de la Banque de France...)". Il précise d'ailleurs que même la très faible inflation a été prise en compte. "La marche vers la réduction des déficits est en route".

Dette de 2.000 milliards d'euros

Christian Eckert est par ailleurs revenu sur la dette publique, qui a franchi les 2.000 milliards d'euros. La remontée des taux d'un demi-point coûterait 10 milliards d'euros à la France. Le secrétaire d'Etat rappelle qu'en 2013, les intérêts de la dette coûtaient 44,9 milliards d'euros. En 2014, cela coûte environ 1,5 milliard de moins, avec une dette plus importante. Et en 2015, cela coûtera encore 1 milliard de moins. Il souligne que la France profite en effet de taux d'intérêt faibles.

Selon Christian Eckert, "nos hypothèses en 2015 prennent en compte des taux d'intérêt de 2,2%. Aujourd'hui, ils sont de l'ordre de 1,4%. Ce risque n'est pas occulté par les projets de loi de finances".

Enfin, le secrétaire d'Etat au Budget rappelle la suppression de la première tranche d'impôts sur le revenu. A ceux qui dénoncent les 22.000 foyers perdants, il répond qu'il y a 39 millions de foyers fiscaux en France. Et que sur ces 22.000, 8.700 subiront une hausse inférieure à 10 euros. "Nous sommes dans une mesure qui ne fait pas de perdants, ou alors extrêmement à la marge".

Dans le cadre du pacte de responsabilité et solidarité, "nous avons prévu 5 milliards d'euros de baisse d'impôt sur le revenu sur la période", rappelle Christian Eckert. Pour le reste, cela se fera en fonction des marges, "nous n'allons pas dépenser l'argent que nous n'avons pas encore".

D. L.