BFM Business

Déficit: Sapin est confiant

Michel Sapin estime que "Bruxelles et le gouvernement français se rapprochent sur les mêmes chiffres".

Michel Sapin estime que "Bruxelles et le gouvernement français se rapprochent sur les mêmes chiffres". - Alberto Pizzoli - AFP

Le ministre des Finances a salué la décision de Bruxelles d'accorder un délai à la France. Stéphane Le Foll, lui, a précisé que les économies supplémentaires ne passeraient pas par des hausses d'impôts.

Le dialogue entre Bruxelles et Paris est "optimal", selon Michel Sapin. "Le fait est que Bruxelles et le gouvernement français se rapprochent sur les mêmes chiffres quand il s'agit de la croissance appropriée et du déficit approprié".

Interrogé par le quotidien autrichien Der Standard sur un nouveau délai accordé à la France pour respecter l'objectif d'un retour sous la barre des 3% du produit intérieur brut (PIB), le ministre des Finances a répondu: "pour ma part, j'avais proposé que la France réduise son déficit public à 3% (du PIB) en 2017". La Commission européenne a, en effet, proposé de repousser à 2017 l'obligation de ramener son déficit public à 3% du PIB.

Mais elle a aussi annoncé qu'elle réévaluerait en mai la situation budgétaire de la France, qui doit accroître ses efforts de maîtrise des déficits d'ici là. Ce qui inquiète quelques peu.

Pour Michel Sapin, la zone euro doit poursuivre des politiques économiques moins restrictives si elle veut avoir de la croissance et un niveau d'inflation correspondant à l'objectif de la Banque centrale européenne BCE.

"Les engagements pris par la France ont été tenus"

Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a assuré, de son côté, qu' "il n'y aura pas de hausse d'impôt. Ce sont des économies qui seront faites dans tous les secteurs". Interrogé par France 2 sur le délai supplémentaire accordé par Bruxelles à la France pour la réduction de son déficit public, le ministre a commenté : "jusqu'ici - cela a été salué, cela a été dit par Bruxelles - les engagements pris par la France ont été tenus. C'est ça l'essentiel". Et il a ajouté : "on a pris des engagements sur 2014, 15, 16, tous ont été tenus".

Néanmoins, il n'y aura pas d'économies faites dans la Défense ? "La loi de programmation a fixé le niveau à un budget à 31 milliards 5 ou 6 millions, cela reste sanctuarisé. Cela ne bougera pas".

D. L. avec agences