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Déficit: la France n'a pas intérêt à rester mauvaise élève

Pierre Moscovici espère que la France et la Commission européenne parviendront à un accord.

Pierre Moscovici espère que la France et la Commission européenne parviendront à un accord. - Emmanuel Dunand - AFP

Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques, a déclaré que la Commission européenne pourrait sanctionner la France si aucun accord n'est trouvé concernant le déficit.

Pierre Moscovici préfère prévenir le gouvernement français: des sanctions peuvent être nécessaires si aucun accord n'est trouvé sur la question du déficit de la France.

"Aujourd'hui on a les données sur la table, et j'espère franchement qu'on va arriver à trouver un bon accord parce que je trouve qu'un bon accord est toujours préférable à une mauvaise sanction", a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques, sur France 2, à quelques jours du verdict de la Commission européenne sur la trajectoire des finances publiques de la France. "Mais les sanctions peuvent être aussi nécessaires quand il n'y a pas d'accord."

Le gouvernement a "vraiment l'intention de gouverner"

Paris a renoncé à ramener son déficit à 3% du produit intérieur brut cette année alors que Bruxelles lui avait donné en 2013 deux ans pour y parvenir.

Le fait que la loi Macron sur la croissance et l'activité "ait été adoptée dans des conditions difficiles montre que Manuel Valls, le gouvernement, ont vraiment l'intention de réformer", a-t-il souligné.

Mais, a-t-il ajouté, "la loi Macron ne peut être qu'un premier pas, il faut aller plus loin, c'est la raison pour laquelle on va examiner le programme national de réforme".

D. L. avec AFP