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Croissance 2016: Sapin maintient le cap pour 2016

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- - Alberto Pizzoli - AFP

Le ministre des Finances a assuré ce lundi 29 février que l'Hexagone maintenait sa prévision de croissance de 1,5% pour 2016 alors que nombre d'organismes tablent sur un chiffre plus bas.

Le ministre des Finances Michel Sapin a estimé lundi que le ralentissement de l'économie mondiale ne remettait "pas en cause" l'objectif de 1,5% de croissance en France en 2016, le pays étant selon lui moins exposé que d'autres au contexte international.

La situation internationale "ne remet pas en cause" l'objectif de 1,5% de croissance fixé par le gouvernement, a estimé lors d'une rencontre avec des journalistes Michel Sapin, de retour d'une réunion du G20-Finances consacrée notamment aux risques pesant sur l'économie mondiale.

La "France est moins concernée par le ralentissement mondial" que d'autres pays, car nous partons d'un niveau de croissance très faible, a dit le ministre. Selon Michel Sapin, la reprise de l'activité en France est aujourd'hui essentiellement due à des facteurs endogènes, comme la consommation intérieure et l'investissement, et donc peu dépendante des aléas extérieurs. 

Un objectif "parfaitement en ligne avec la réalité"

"Je ne dis pas que nous ne sommes pas du tout sensibles" à la situation internationale, a souligné Michel Sapin, reconnaissant qu'il y avait "toujours un risque" qu'elle pèse sur l'activité en France. Mais "nous pensons que notre objectif de croissance est parfaitement en ligne avec la réalité", a-t-il ajouté.

La plupart des grandes institutions internationales ont revu à la baisse ces dernières semaines leurs prévisions de croissance 2016 pour la France, en raison des menaces sur l'économie mondiale, sur fond de dégringolade des cours des matières premières et de turbulences boursières.

D'après l'OCDE, la croissance ne devrait ainsi pas dépasser 1,2% cette année dans l'Hexagone. Pour la Commission européenne et pour le FMI, elle plafonnerait à 1,3%. Le gouvernement, lui, a décidé de maintenir sa prévision inscrite dans la loi de finances pour 2016, à 1,5%.

J.M. avec AFP