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Christian Eckert (PS): "la dépense de l'Etat diminuera de 1,5 milliard"

Christian Eckert était l'invité de BFM Business, ce jeudi 12 septembre.

Christian Eckert était l'invité de BFM Business, ce jeudi 12 septembre. - -

Le rapporteur général PS du Budget était l'invité de BFM Business, ce jeudi 12 septembre. Il est revenu sur les grandes lignes du Budget 2014 annoncées la veille par Pierre Moscovici.

Le gouvernement a désormais dévoilé les grandes lignes du Budget 2014. Pierre Moscovici a ainsi annoncé, mercredi 11 septembre, que le projet de loi de Finances est bâti sur une croissance de 0,9% et prévoit 15 milliards d'euros d'économies. Dans ces nouvelles prévisions, l'exécutif table sur un déficit public de 4,1% pour 2013, qui serait finalement assez proche de celui de 2012 à 4,8%.

Invité de Good Morning Business sur BFM Business ce jeudi 12 septembre, le rapporteur général PS du Budget, Christian Eckert, s'est défendu de "tout dérapage"."J'observe que cette boule de neige [qu'est le déficit] fond, et nous faisons tout pour que la réduction soit équilibrée" a-t-il expliqué, rappelant que de grands organismes internationaux, comme le FMI, ont appelé à modérer le rythme de la réduction des déficits pour ne pas briser la croissance.

L'équilibre ménages-entreprises

Christian Eckert est ensuite revenu sur les 15 milliards d'euros d'économies prévues dans le Budget 2014, et plus précisément sur les 9 milliards à la charge de l'Etat et des collectivités locales.

Sur l'ensemble des ministères, "les frais de fonctionnement des administrations centrales diminueront en moyenne de 2%". "Globalement, le nombre de salariés de la fonction publique reste le même et la masse salariales est contenue", poursuit-il. Avant d'ajouter qu'au final "la dépense de l'Etat diminuera de 1,5 milliard d'euros l'année prochaine".

Christian Eckert a également précisé que "les dépenses des opérateurs de l'Etat, hormis Pôle emploi, baisseront de 4%". "Et enfin les dotations aux collectivités territoriales seront réduites de 1,5 milliards d'euros, après avoir été gelées en 2014".

Concernant, cette fois, les recettes, il a affirmé que le Budget 2014 "cherche l'équilibre entre les entreprises et les ménages". Il a assuré que les efforts demandés se répartissent "à environ 50-50" entre les premiers et les seconds.

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Julien Marion