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Budget: le gouvernement ne devrait pas être plus généreux avec les ministères en 2019

Édouard Philippe

Édouard Philippe - ALAIN JOCARD / AFP

Avec une reprise économique plus forte qu'attendu, l'État pourrait moins se serrer la ceinture l'année prochaine, mais ce n'est pas ce qu'envisagerait l'exécutif.

L'économie se relève enfin, mais le gouvernement ne compte pas pour autant relâcher ses efforts sur les finances publiques. Le Premier ministre Édouard Philippe aurait adressé une lettre de cadrage aux membres du gouvernement, leur annonçant que les plafonds de crédits pour 2019 ne seront pas revus à la hausse, selon les informations des Échos

Les dépenses dites pilotables de l'État - hors engagements financiers envers les collectivités et l'Union européenne, et hors charge de la dette - devront être réduites de 0,4% l'année prochaine, après une hausse de 0,6% prévue pour 2018.

Sortir de la procédure pour déficit excessif

L'exécutif maintient sa stratégie en partie pour satisfaire les exigences budgétaires de Bruxelles. L'Espagne et la France sont les deux seuls pays encore concernés par la procédure pour déficit excessif de la Commission européenne. Paris espère en sortir lors de la prochaine évaluation au printemps. 

En 2017, le déficit public devrait être ramené en-dessous de la fameuse barre des 3%, ce seuil prévu par les traités européens. La Commission a estimé, en novembre, qu'il y avait un réel espoir de voir la France sortir de la procédure pour déficit excessif, tout en pointant "un risque de non conformité". Pour Bruxelles, il existe un "écart important" entre le budget qui lui a été présenté pour 2018 et "la trajectoire d'ajustement requise" pour atteindre ses objectifs budgétaires. 

Le président Macron ayant fait du respect des règles européennes en matière de finances publiques une priorité, on comprend mieux pourquoi les ministères n'auront pas le droit à une rallonge budgétaire en 2019.

J.-C.C