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Berger demande le respect de la hausse des minima sociaux le 1er septembre

"La CFDT est un interlocuteur exigeant et constructif" a déclaré Laurent Berger.

"La CFDT est un interlocuteur exigeant et constructif" a déclaré Laurent Berger. - -

Le numéro un de la CFDT a demandé au gouvernement, ce 12 avril, de ne pas sacrifier la lutte contre la pauvreté dans le cadre de son plan d'économies et de respecter la hausse des minima sociaux prévue le 1er septembre.

Au lendemain de sa rencontre avec le Premier ministre Manuel Valls, Laurent Berger entend rappeler que le plan d'économies de 50 milliards du gouvernement ne doit pas se faire au détriment des plus défavorisés.

"Il est prévu une augmentation des minima sociaux le 1er septembre, je souhaite qu'elle ait lieu", a affirmé sur RTL, ce samedi 12 avril, le secrétaire général de la CFDT.

Selon lui, pour réduire les dépenses publiques, "il faut faire des reformes structurelles et il faut discuter" et non "pas raboter" les dépenses de santé ou celles des collectivités territoriales.

Pas de moratoire pour le compte pénibilité

Il a réitéré qu'outre la lutte contre la pauvreté, l'autre "ligne jaune" de la CFDT est un nouveau gel du salaire des fonctionnaires.

M. Berger a par ailleurs rappelé au Premier ministre que "pour la CFDT il est hors de question qu'il y ait un moratoire sur la mise en place du compte pénibilité, comme le réclame le patronat".

"C'est une mesure de justice sociale" qui est "actée dans la loi" et "doit être mise en oeuvre". "C'est une question de l'autorité de l'Etat", a-t-il insisté.

Mesure emblématique de la réforme des retraites, ce compte est destiné aux salariés du secteur privé exposé à des situations pénibles ou des produits dangereux.

Enfin, interrogé sur le fait de savoir s'il est dans une position de "combat ou de coopération" avec le gouvernement, M. Berger a répondu: "aucun des deux termes ne me convient. La CFDT est un interlocuteur exigeant et constructif".

C.C avec AFP