BFM Business

Baisse ou pas baisse d'impôts dès 2015?

François Hollande, lors de ses voeux aux milieux socio-professionnels du 21 janvier.

François Hollande, lors de ses voeux aux milieux socio-professionnels du 21 janvier. - -

Depuis les propos de proches du chef de l'Etat, mardi 22 janvier, concernant la possible baisse des impôts dès 2015 en particulier pour les ménages, les membres du gouvernement tentent de relativiser l'annonce.

L'exécutif est sur la défensive. Mardi 21 janvier, le conseiller économique de François Hollande, Emmanuel Macron, a confié à des journalistes qu'une baisse de la fiscalité des ménages était envisageable pour 2015.

Ce mercredi 22 janvier, plusieurs membres du gouvernement ont nuancé cet objectif. A l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a affirmé que "si une baisse (des impôts des ménages, ndlr) est possible rapidement, évidemment que nous le ferons", dès 2015. Elle ajoute que "nous nous donnons tous les moyens pour le faire".

"Nous avons pour objectif d'atteindre 0,3 point de pression fiscale en moins en 2017 et nous voulons clairement y parvenir au plus vite", a encore développé Najat Vallaud-Belkacem. Un objectif en fait visé depuis octobre dernier par l'exécutif, puisqu'il est contenu dans la trajectoire des finances publiques transmise à la Commission européenne.

1,2 ou 1,3% de croissance nécessaire en 2014

Ce mercredi matin, Bernard Cazeneuve, le ministre du Budget, avait tenu des propos quasi-identiques. Sur France Info, il a ainsi déclaré que l'objectif est de "baisser le plus vite possible les impôts" affirmant que si "nous pouvons le faire, nous le ferons", en mettant l'accent, lui, aussi, sur la baisse des prélèvements obligatoires de 0,3 points de PIB, qui devra être effectué d'ici à 2017.

Presqu'à la même heure, sur BFMTV et RMC, Pierre Moscovici était plus prudent, insistant surtout sur les conditions nécessaires à une éventuelle baisse des impôts. Il a ainsi affirmé qu'une telle baisse ne serait possible que "dans un contexte", c'est à dire "si la croissance est plus forte et s'il y a plus d'économies, donc s'il y a des marges de manœuvres supplémentaires".

Au cours d'un off après sa conférence de presse du 14 janvier dernier, François Hollande avait été un peu plus précis sur ces conditions. Il expliquait ainsi qu'il faudrait que la croissance, pour 2014, culmine à 1,2% ou 1,3% au lieu de la prévision de 0,9% contenue dans le Budget 2014. L'excédent de croissance par rapport à cette prévision serait alors "redistribué".

J.M.