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Assurance chômage: les syndicats opposés à une réforme

Laurent Berger et Thierry Lepaon estiment que c'est une provocation.

Laurent Berger et Thierry Lepaon estiment que c'est une provocation. - Patrick Kovarik - AFP

Manuel Valls a laissé entendre qu'il souhaitait remettre sur la table la question de l'indemnisation chômage. La CGT et la CFDT ont estimé, ce 8 octobre, qu'il en était "hors de question" de remettre en cause la convention qui court jusqu'en 2016.

Manuel Valls, en laissant entendre qu'il aimerait réformer l'indemnisation chômage, a créé une polémique. Et les réactions ne se sont pas faites attendre.

Ainsi, Thierry Lepaon et Laurent Berger ont immédiatement opposé une fin de non recevoir, ce 8 octobre, aux déclarations du gouvernement sur une éventuelle réforme. Le numéro un de la CGT parle de "provocation", tandis que le leader de la CFDT a jugé "hors de question" de remettre en cause la convention en vigueur. "Il n'est pas question pour la CFDT, dans cette période de hausse du chômage, de baisser les droits des chômeurs, encore moins de renégocier la convention d'assurance chômage" qui s'applique "jusqu'en 2016", a déclaré Laurent Berger à l'issue d'une rencontre avec son homologue au siège de la CFDT.

Trouver des solutions pérennes

Le secrétaire général de la CFDT a souligné que les syndicats n'avaient été "nullement consultés sur ce sujet par le gouvernement". "Il est hors de question de rouvrir les négociations", a-t-il insisté. "Je ne sais pas si ce sont des annonces ou des ballons d'essai mais la réponse de la CFDT est là, c'est non", a-t-il dit.

De son côté, le numéro un de la CGT a estimé qu'il s'agissait "d'une de ces provocations qui ont lieu de la part du gouvernement et du patronat à l'encontre du monde du travail". Selon lui, il s'agit de faire "des privés d'emploi, les coupables de la situation, alors qu'ils en sont les victimes". "La responsabilité du gouvernement n'est pas de stigmatiser la population" mais "de trouver des solutions pérennes".

En déplacement à Londres lundi, le Premier ministre Manuel Valls avait évoqué "un niveau de chômage très élevé et très bien indemnisé", en laissant entendre la nécessité d'évolutions. Le lendemain Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, avait suggéré de réexaminer le système d'indemnisation.

D. L. avec AFP