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Fillon: les plus modestes ne seront  "pas moins bien remboursés" par la Sécu

Le candidat de la droite à l'élection présidentielle a tenté d'éteindre la polémique entourant son plan pour "sauver" la Sécurité sociale.

Face aux attaques de la gauche, portant notamment sur ses propositions en matière de santé, François Fillon a tenté de désamorcer la polémique, lundi 28 novembre.

Invité de France 2 au lendemain de sa victoire à la primaire de la droite et du centre, l'ancien Premier ministre s'est ainsi engagé à ce que les plus "modestes" ne soient pas "moins bien remboursés". 

"Je prends l'engagement de faire en sorte que toutes les personnes qui doivent être protégées, qui ont des revenus modestes ou moyens, ne seront pas moins bien remboursées", a-t-il assuré, expliquant qu'il voulait "sauver la Sécu".

Son programme prévoit notamment de concentrer les remboursements du système public d'assurance-maladie sur "les affections graves et de longue durée", le reste incombant aux assurances privées, avec un régime spécial de couverture pour les moins favorisés.

Une "privatisation du système de santé", pour Touraine

Plus tôt dans la journée, Marisol Touraine avait vivement critiqué le programme du candidat de droite, l'accusant de vouloir privatiser le système de santé français.

"Le candidat désigné de l'opposition pour la prochaine élection présidentielle propose (...) que les Français qui ne souffrent pas d'une affection de longue durée ou d'une maladie grave ne soient plus remboursés par la Sécurité sociale", a lancé la ministre de la Santé, lors de l'examen en nouvelle lecture du projet de budget de la Sécu pour 2017. "Il ne s'agit (...) ni plus ni moins que d'une privatisation du système de santé", a ajouté cette fidèle de François Hollande, y voyant un "retour en arrière sur les valeurs", mais aussi "un surcoût massif pour les familles".

"Ces familles doivent savoir que le cycle des angines et gastros hivernales, que les vaccinations, le traitement des caries, les consultations régulières chez l'ophtalmologue ou, pour les femmes, le gynécologue devront être payés de leur poche", a-t-elle ajouté.

Y.D. avec AFP