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Fillon ajoute une pincée de pouvoir d'achat dans son programme

Le candidat Les Républicains a présenté une version légèrement amendée de ses mesures économiques, dans Les Échos ce lundi, avec des mesures en faveur du pouvoir d'achat.

François Fillon a répondu à une longue interview publiée dans Les Échos ce lundi, dans laquelle il détaille son projet présidentiel. Et par rapport à la version initiale de son programme, les lignes ont bougé à la marge. Le candidat les Républicains, empêtré dans les affaires, a ajouté un soupçon de mesures pour le pouvoir d'achat des Français.

François Fillon met 2 milliards d'euros de plus sur les baisses de charges salariales. Dans son premier projet, il prévoyait une baisse de 5,5 milliards d'euros de prélèvement de charges salariales. Ce montant passe donc à 7,5 milliards d'euros d'allègement. Une mesure qui augmentera le revenu de 350 euros par salarié et par an, affirme le candidat.

La pression des centristes et des sarkozystes

L'ex-Premier ministre précise par ailleurs ses intentions sur la TVA. Il comptait augmenter tous ses taux de 2 points. Finalement, cette hausse concernera uniquement le taux normal de TVA à 20%. En termes de recettes, c'est ce taux qui rapporte le plus dans les caisses de Bercy: 13 milliards d'euros par an.

C'est également un symbole important pour lui, puisque ce taux de 20% est celui qui s'applique à tous les produits importés. En revanche, François Fillon n'entend désormais plus toucher au taux intermédiaire qui va rester à 10% pour ne pas pénaliser les services et les collectivités.

Pourquoi le candidat a-t-il ainsi amendé ses propositions? Sans doute pour répondre aux pressions très fortes autour de lui pour qu'il adoucisse son projet. Les centristes de l'UDI et les sarkozystes emmenés par François Baroin réclamaient une dose plus forte de social.

Ces concessions restent néanmoins anecdotiques. Mis à part les 2 milliards supplémentaires de dépenses, François Fillon conserve les grands équilibres de son programme: un choc de compétitivité de 40 milliards d'euros, et la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires.

Mathieu Jolivet, édité par N.G.