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EXCLUSIF - Les Français prêts pour une réforme de la fonction publique

Les français prêts à réformer la fonction publique

Les français prêts à réformer la fonction publique - Ludovic Marin / AFP

Les Français sont pour la fin de l'emploi à vie et ils soutiennent les réformes radicales envisagées par le gouvernement pour la fonction publique. C'est ce qui ressort du dernier Baromètre Odoxa pour BFM Business.

Six Français sur 10 sont favorables à la fin de l’emploi à vie pour les fonctionnaires. Une adhésion qui n'est pas complètement nouvelle puisque déjà en février 2016, ils étaient une majorité (62%) à soutenir cette mesure que proposait Bruno Le Maire, alors candidat à la primaire des Républicains.

Cette mesure reste toutefois très clivante. Si elle est massivement soutenue de la République En Marche (86%) à l’extrême droite (60%) en passant par Les Républicains (70%), l’ensemble des formations politiques de gauche la rejettent en bloc, à plus de 60%.

De même, les salariés du privé y sont favorables à 70%, tandis que les fonctionnaires s’y opposent catégoriquement (68%). En revanche, une fois n’est pas coutume : cadres et ouvriers sont sur la même ligne, ils sont pour la fin de l’emploi à vie.

Les Français soutiennent les reformes envisagées par le gouvernement

Plus globalement, les Français plébiscitent les quatre mesures radicales envisagées par le gouvernement pour réformer la fonction publique. Il faut cependant distinguer les mesures consensuelles, des mesures clivantes.

Ainsi, le plan de départ volontaire dans la fonction publique est approuvé par une majorité de Français (78%), y compris d'ailleurs par les premiers concernés : les fonctionnaires (73%). Idem pour la rémunération au mérite, qui est attendue par une majorité d'agents publics (56%).

Autres mesures plébiscitées : la diminution du nombre de fonctionnaires et l'alignement des régimes de retraites sur le privé même si, là encore, on retrouve un vrai clivage entre les sympathisants de droite qui les soutiennent massivement et les sympathisants de gauche qui les rejettent. Mais, signe des temps, l’alignement des retraites sur le privé est rejeté par « seulement » un sympathisant PS ou Insoumis sur deux.