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Évasion fiscale: "le temps de l'impunité est terminé" selon Hollande

François Hollande s'est exprimé à l'issue du Conseil européen de Bruxelles, mercredi 22 mai.

François Hollande s'est exprimé à l'issue du Conseil européen de Bruxelles, mercredi 22 mai. - -

Le chef de l'Etat s'est exprimé en marge du sommet européen, mercredi 22 mai. il a évidemment été question de la lutte contre l'évasion fiscale, qui se heurte toujours au Luxembourg et à l'Autriche.

Malgré la lenteur du processus, l'étau semble se resserrer autour des fraudeurs. C’est en résumé ce qu’a voulu exprimer François Hollande, en marge du sommet européen, mercredi 22 mai.

Un sommet qui était en partie consacré à la lutte contre l’évasion fiscale, qui butte toujours sur les réticences du Luxembourg et de l’Autriche.

Le chef de l’État français a d’ailleurs confirmé que ces derniers maintenaient leurs exigences pour le moment, à savoir la mise sous conditions de l’échange d’informations bancaire. Les deux pays récalcitrants exigent ainsi, pour lever leur secret bancaire, que d’autres pays – en particulier la Suisse, qui n’est pas membre de l’Union européenne- en fassent de même.

Mais François Hollande a d’ores et déjà prévenu qu’il s’opposerait à cette exigence: "ce ne serait pas acceptable, je ne peux pas l'accepter",a-t-il dit.

"L'opacité est en voie d'extinction"

Même si le Luxembourg et l’Autriche ne sont toujours pas rentrés dans le rang, ces derniers ont approuvé le communique final du conseil qui prévoit que, dès le mois de juin, l'Union européenne "fera en sorte de favoriser les échanges automatiques d'informations" en son sein. Pour ensuite négocier avec les pays tiers concernés, avant d'adopter une directive sur l'épargne à la fin de l'année.

Le président français a tout de même voulu faire passer un message d’espoir et de fermeté. "Ceux qui pensaient échapper à l’impôt en se réfugiant dans des paradis fiscaux doivent comprendre que le temps de l’impunité est terminé", a-t-il lancé.

Ajoutant que "l'opacité est en voie d'extinction" et qu'il y a "un risque sérieux d'être identifié", "il convient donc, de manière raisonnable, respectable, de venir se déclarer dans le pays dont ces ressortissants sont contribuables".

La machine est donc en marche, mais à vitesse (très) réduite.

Yann Duvert