BFM Business

Européennes: Valls reconnaît que "l'Europe a déçu"

Manuel Valls s'exprimait ce 25 mai après les résultats "médiocres" du PS aux européennes.

Manuel Valls s'exprimait ce 25 mai après les résultats "médiocres" du PS aux européennes. - -

Le Premier ministre a reconnu, ce dimanche 25 mai, le "score médiocre" du PS aux élections européennes, tout en défendant les réformes engagées par son gouvernement.

Discours solennel de Manuel Valls, après la publication des estimations de résultats des européennes, ce dimanche soir. Le Premier ministre a acté "la percée de l'extrême droite", qui a recueilli 24,7% des suffrages" et reconnu "le score médiocre des partis de gouvernement, tout particulièrement de la majorité et de la gauche", à 14,3% selon les dernières estimations CSA pour BFMTV.

Le chef du gouvernement a attribué ces résultats à "une crise de confiance", similaire à celle exprimée au moment des municipales. "Une colère qui rejaillit aussi sur l'adhésion au projet européen". "L'Europe a déçu, c'est un fait" a-t-il regretté, appelant les "institutions européennes de tout faire pour la croissance et pour l'emploi".

Manuel Valls, qui avait déjà prévenu qu'il ne changerait pas de politique en cas de mauvais score aux Européennes a surtout défendu l'action de son gouvernement. Il a appelé les Français à "faire preuve de courage car la France doit se réformer".

"Le rejet de l'autre, ce n'est pas la France"

"La politique que nous menons […] est cohérente pour l'emploi, pour le pouvoir d'achat, contre les inégalités", a-t-il martelé. Et de lister les réformes engagées. Le renforcement de "la compétitivité de notre industrie, de nos entreprises, […] c'est leur permettre à nouveau d'embaucher".

"Réduire notre déficit public, notre dette, traquer les gaspillages, faire des économies, c'est retrouver de la croissance, et donc de l'emploi".

Il a assuré que l'exécutif se préoccupait particulièrement des ménages les moins aisés. Notamment via la baisse "des cotisations salariales des travailleurs au niveau du smic", et la baisse des impôts pour 3 millions de Français des "classes populaires et classes moyennes".

Il a aussi rappelé la sortie de 1,8 millions de foyers de l'impôt sur le revenu. Une mesure financée, selon Manuel Valls, "grâce à l'argent récupéré chez ceux qui veulent échapper à l'impôt".

Le ton grave,le Premier ministre a terminé son discours en affirmant que "la défiance, la méfiance, le rejet de l'autre, ce n'est pas la France, ce n'est pas son image dans le monde".

N.G.