BFM Business

Entreprises: 20 milliards de baisse des impôts de production prévus dans le plan de relance

Cette baisse se décomposera en 10 milliards cette année, et 10 milliards en 2021. Avec cette mesure, le gouvernement veut relocaliser certaines industries essentielles.

Lors de son discours devant l'assemblée, Jean Castex a annoncé une baisse des impôts de production, afin de relancer l'industrie et la production en France, sans en préciser le montant.

Finalement, l'exécutif prévoit une baisse de 20 milliards d'euros des impôts de production qui pèsent sur les entreprises, a annoncé jeudi Matignon à l'AFP.

Sur France 2, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a précisé que cette baisse se décomposera en deux étapes. "Ce sera 10 milliards d'euros en 2020 et 10 milliards en 2021".

Il s'agit d'une réduction significative, puisque le produit annuel de ces impôts représente plus de 70 milliards d'euros.

Le ministre n'a toutefois pas détaillé quels impôts de production baisseraient, mais il s'est déjà dit favorable à plusieurs reprises à une réduction significative de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises). Une réduction de la C3S (contribution sociale de solidarité des sociétés) a également été évoquée ces derniers mois.

Une mesure demandée de longue date

Le gouvernement fait ce choix parce que "nous voulons relocaliser notre industrie pour être souverains sur les médicaments, sur l'automobile, sur l'aéronautique", a défendu M. Le Maire.

"Si vous voulez que les entreprises industrielles s'installent sur les territoires, il ne faut pas qu'elles payent -- avant même qu'elles fassent des bénéfices -- cinq fois plus d'impôts de production qu'en Allemagne", a-t-il encore justifié.

La baisse de ces impôts de production, qui incluent également la cotisation foncière des entreprises (CFE) et la taxe sur le foncier bâti, est réclamée de longue date par les entreprises, en particulier industrielles, qui estiment que cela nuit à leur compétitivité.

Mais l'enjeu est important pour les collectivités locales qui sont les principales bénéficiaires de ces impôts. A cet égard, le gouvernement a promis de leur compenser intégralement toute réduction de ces prélèvements.

C.C. avec AFP