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En Grèce les objectifs de réformes "pratiquement atteints", juge Juncker

Le président de la Commission européenne s’est montré optimiste sur l’avancée des économies à réaliser en Grèce, dans une interview publiée dimanche dans les journaux allemands du Funke Mediengruppe.

Le président de la Commission européenne s’est montré optimiste sur l’avancée des économies à réaliser en Grèce, dans une interview publiée dimanche dans les journaux allemands du Funke Mediengruppe. - AFP - John Thys

"Le président de la Commission européenne souhaite qu'une réflexion s'ouvre lundi sur la manière de rendre la dette du pays "soutenable à long terme"."

"Nous en sommes à l'heure actuelle à la première revue du programme (du plan d'aide à la Grèce, ndlr) et les objectifs sont pratiquement atteints": le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s’est montré optimiste sur l’avancée des économies à réaliser en Grèce, dans une interview publiée dimanche dans les journaux allemands du Funke Mediengruppe.

Lundi, l’Eurogroupe se penchera sur le cas du pays et notamment sa dette. Son gouvernement espère obtenir l’aide financière de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) promise en juillet dernier. Mais pour cela, les créanciers exigent des mesures afin d’économiser 3,6 milliards d’euros supplémentaires. Pour ce faire, le gouvernement d’Alexis Tsipras entend faire passer deux nouvelles réformes, sur le plan des retraites et sur celui des impôts. Son Parlement votera ce dimanche soir.

>> Lire : Week-end sous tensions en Grèce, avant le vote de nouvelles réformes

Discussions sur la dette

Lors de la réunion de lundi, les ministres européens "vont également mener des premières discussions sur la manière dont on peut rendre la dette de la Grèce soutenable à long terme", a assuré Jean-Claude Juncker. Il a toutefois rappelé qu'une réduction pure et simple de la dette n'est pas à l'ordre du jour.

Ces déclarations du président de la Commission européenne vont ainsi dans le sens de celles du ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos. Celui-ci a appelé samedi ses pairs de la zone euro à approuver les réformes effectuées par son pays, et à abandonner les 3,6 milliards d'euros de mesures additionnelles réclamées par les créanciers pour valider leur évaluation.

De son côté, la directrice du FMI Christine Lagarde a également réclamé dans une lettre aux ministres de l'Eurogroupe, révélée vendredi par le Financial Times et dont l'AFP a obtenu copie, d'ouvrir la discussion sur la dette.

A.R. avec AFP