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Emploi : 43 900 chômeurs de plus en janvier

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Après une pause en décembre, où son taux s'était stabilisé, le chômage a repris sa progression. Au mois de janvier, Pôle Emploi a vu affluer 43 900 demandeurs d’emploi supplémentaires en catégorie A, soit une hausse de +1,4% sur un mois, et de +10,7% sur un an.

Après une légère pause en décembre, où son taux s'était stabilisé, le chômage a très rapidement et très nettement repris sa progression. Au mois de janvier, Pôle Emploi a vu affluer 43 900 demandeurs d’emploi supplémentaires en catégorie A, soit une hausse de +1,4% sur un mois, et de +10,7% sur un an.
Janvier est le 21e mois consécutif de hausse du taux de chômage dans le pays. La France compte désormais 3 169 300 demandeurs d'emploi sans activité.
Ce chiffre tient compte de la tout nouvelle réforme statistique, entrée en vigueur le 1er janvier : arithmétiquement, la moitié de cette nouvelle flambée du chômage tient compte de la modification du système de radiation des chômeurs (voir encadré ci-dessous).
En incluant les demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite, et compte tenu de cette réforme, 60 800 chômeurs supplémentaires se sont inscrits à Pôle Emploi au mois de janvier, dont 24 000 en raison de la réforme des radiations, pour atteindre 4 680 200 personnes, soit une augmentation de 9,8% sur un an.
En janvier, les seniors ont été une fois de plus les plus touchés : le taux de chôpmage des plus de 50 ans a crû de +1,8% chez les inscrits sans aucune activité (+16,8% sur un an). Une fois n'est pas coutume, les jeunes demandeurs, eux, ont été relativement épargnés.

Une baisse en 2013 ? Sapin y croit encore

Ce mardi soir, le ministère du Travail veut souligner que cette progression des chiffres demeure « inférieure à l’évolution moyenne constatée au second semestre 2012, [qu'elle] était attendue, et [qu'elle] s’explique avant tout par le recul de l’activité fin 2012, dans le prolongement de la tendance à l’oeuvre depuis plus de 20 mois ».
Le communiqué poursuit : « Pour Michel Sapin, ministre du Travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, la publication des projections économiques de la Commission européenne pour les années 2013 et 2014 n’invalide pas l’objectif du gouvernement d’inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année. Elles appellent au contraire tous les acteurs à redoubler d’efforts pour y parvenir ».
Le texte du ministère rappelle la « mobilisation totale » du gouvernement, comme le vote du contrat de génération, dont les décrets d'application seront « publiés mi-mars » : « Les embauches de jeunes en CDI réalisées à compter au 1er janvier dernier dans les entreprises de moins de 50 salariés sont éligibles à l’aide ».

Le titre de l'encadré ici

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Dans son communiqué diffusé mardi à 18h, le ministère du Travail publie cet « avertissement », qui explique pourquoi et comment le nouveau mode de radiation des demandeurs d'emploi aboutit à alourdir les chiffres du chômage :

Depuis le 1er janvier 2013, conformément aux recommandations du médiateur de Pôle emploi, la procédure suivie par Pôle emploi pour les « radiations administratives » a été modifiée. Désormais, afin d’éviter que des demandeurs d'emploi radiés n’aient à rembourser les allocations perçues entre la date du manquement ayant entrainé la radiation et sa date de notification, c’est à compter de cette dernière date que la radiation sera effective. Cette réforme, bénéfique aux allocataires, a un impact statistique notable puisqu’elle provoque, le mois de sa mise en oeuvre, une hausse évaluée à +21 100 pour la catégorie A et à +24 000 pour l’ensemble des catégories A+B+C.

Alexandre Le Mer, avec agences