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Emmanuel Macron n'ira pas à Davos

En janvier 2017, Emmanuel Macron s'était rendu au Forum économique mondial, à Davos, en Suisse.

En janvier 2017, Emmanuel Macron s'était rendu au Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. - BFMTV


Après Donald Trump, c'est au tour d'Emmanuel Macron de renoncer à se rendre au Forum économique mondial. En cause : la crise des gilets jaunes.

Et une défection de plus. Décidément, l'édition 2019 du Forum économique mondial fait les frais des tensions politiques en cours, aux États-Unis et en France. Hier c'est Donald Trump qui a annoncé qu'il ne se rendrait pas à Davos du 22 au 25 janvier en raison de la crise politique qui l'oppose aux démocrates sur le financement du mur qu'il veut faire construire à la frontière avec Mexique. Aujourd'hui, c'est l'Élysée qui annonce qu'Emmanuel Macron ne se rendra pas en Suisse, en raison d'un agenda trop chargé, notamment pour sortir de la crise des "Gilets jaunes". Crise qui impose visiblement au chef de l'État de rester au plus près des Français. Si le chef de l'État avait fait un long discours au Forum de Davos l'an dernier, les présidents français ne participent pas systématiquement à ce rendez-vous.

Les patrons étrangers à nouveau conviés à Versailles

En revanche, Emmanuel Macron réunira bien le 21 janvier à Versailles 150 patrons français et étrangers, pour une nouvelle édition du sommet "Choose France" sur l'attractivité française. L'Élysée l'a confirmé. Le format sera un peu différent de celui de l'an dernier. L'idée cette année, nous dit on à l'Élysée, c'est aussi d'inviter des PME et des ETI de toutes les régions françaises, afin de témoigner de la diversité du tissu économique, et d'attirer in fine les investissements étrangers sur tout le territoire, et pas seulement en Ile-de-France. Un choix qui s'inscrit justement dans le contexte de la crise des "gilets jaunes", qui a mis en relief la nécessité de revitaliser des territoires appauvris. Emmanuel Macron compte aussi « faire de la pédagogie » auprès des groupes étrangers pour expliquer ses réformes en France. L'enjeu est de taille alors que la crise sociale commence à faire douter certains de la capacité de l'éxecutif à mener à bien les réformes promises.

Vanter les investissements étrangers

Ce sera également pour lui l'occasion, au moment où aura commencé le grand débat, de montrer aux Français les bénéfices des investissements étrangers, alors que le mouvement des "gilets jaunes" s'en prend régulièrement aux multinationales, accusées d'éviter de payer des impôts en France. L'année dernière, les géants américains, chinois et européens comme Coca Cola, Facebook, Bosch ou Alibaba, étaient présents. Au total, près de 3,5 milliards d'euros d'investissements étrangers avaient été annoncés sur 5 ans.