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Édouard Philippe salue "un bon accord" sur les travailleurs détachés

Edouard Philippe se félicite d'avoir "obtenu des avancées".

Edouard Philippe se félicite d'avoir "obtenu des avancées". - Alain Jocard - AFP

Le Premier ministre estime que l'accord conclu "est un bon accord pour l'Europe, c'est un bon accord pour la France, c'est un bon accord pour l'ensemble des travailleurs français et européens".

Édouard Philippe a salué mardi "un bon accord" après la révision de la directive du travail détaché, en se félicitant d'avoir "obtenu des avancées". "L'accord conclu hier est un bon accord pour l'Europe, c'est un bon accord pour la France, c'est un bon accord pour l'ensemble des travailleurs français et européens", a affirmé le Premier ministre, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

"Nous avons pu, grâce à un travail minutieux et patient, et déterminé, obtenir des avancées", a insisté Édouard Philippe, en énumérant "le principe du salaire égal à travail égal sur le même lieu", "la durée du détachement", "les moyens de contrôle pour éviter les fraudes". "Qui sur ces bancs peut nier que la situation est meilleure après l'accord qu'avant l'accord?", a encore interrogé le Premier ministre, particulièrement applaudi par les députés LREM.

"Une victoire pour l'Europe"

Les ministres du Travail de l'UE sont parvenus lundi soir à un compromis sur la réforme de la directive du travail détaché, "une victoire pour l'Europe", selon la France, en première ligne sur ce dossier sensible. Parmi les 28 pays de l'UE, seuls quatre se sont opposés à cet accord: la Pologne, la Hongrie, la Lettonie et la Lituanie, et trois se sont abstenus: le Royaume-Uni, l'Irlande et la Croatie. Les autres pays se sont montrés favorables au texte, à l'issue de négociations marathon qui ont duré douze heures à Luxembourg.

Les ministres ont finalement réussi à s'accorder sur la durée du détachement, ce système qui permet à des Européens de travailler dans un pays étranger en cotisant dans leur pays d'origine: 12 mois maximum - ce qu'avait réclamé la France -, mais avec un bémol puisqu'elle peut être rallongée de 6 mois à la demande de l'entreprise, sur décision du pays d'accueil. La France a aussi dû lâcher du lest sur le secteur du transport routier, car les pays de Visegrad (Pologne, Hongrie, Républiques tchèque et slovaque), mais aussi l'Espagne et le Portugal, s'inquiétaient des conséquences négatives de la réforme pour leurs chauffeurs.

D. L. avec AFP