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Dette grecque: la France veut "un accord rapide" pour éviter la catastrophe

Michel Sapin, ministre français des Finances, proposent à son homologue grec, Yanis Varoufakis, de prendre exemple sur le Portugal pour éviter une catastrophe économique.

Michel Sapin, ministre français des Finances, proposent à son homologue grec, Yanis Varoufakis, de prendre exemple sur le Portugal pour éviter une catastrophe économique. - Emmanuel Dunant - AFP

Michel Sapin souhaite un "accord rapide" sur la dette grecque. Il estime qu'une sortie d'Athènes de l'euro serait "une catastrophe pour la Grèce" et "un problème pour la zone euro".

En visite au Portugal, le ministre français a plaidé pour un "accord rapide" entre la Grèce et ses créanciers, en référence aux négociations actuellement en cours entre la Grèce et ses créanciers (UE, BCE, FMI).

Cet accord doit "conclure le programme précédent mais aussi préparer la suite, car la Grèce restera de toute façon un pays fragile". "Ce serait une catastrophe pour la Grèce que de sortir de la zone euro", a ajouté Michel Sapin à l'issue d'une rencontre avec son homologue portugaise Maria Luis Albuquerque.

Ce serait aussi "un problème pour la zone euro, même si nous sommes aujourd'hui beaucoup plus solides qu'il y a quelques années". "La zone euro n'est pas faite pour se rétrécir, elle est faite pour s'étendre", a estimé M. Sapin. "En six mois, beaucoup de choses ont changé, dans le bon sens. L'Europe va mieux, beaucoup de nos pays vont mieux, la France va beaucoup mieux."

Le Portugal devient un cas d'école

La Grèce survit depuis août 2014 en attendant que ses créanciers lui versent les 7,2 milliards d'euros restants d'un deuxième programme d'aide qui expire fin mai.

Les Européens et le FMI réclament en contrepartie de leur aide des réformes, notamment du marché du travail, qui vont radicalement à contre-courant des promesses électorales du gouvernement d'Alexis Tsipras, issu de la gauche radicale.

"Le Portugal a réalisé beaucoup d'efforts", qui lui ont permis de "sortir du dispositif et de s'adresser désormais directement aux marchés", a relevé Michel Sapin, ajoutant que "la Grèce aura quelques difficultés à le faire tout de suite".

Le Portugal est sorti en mai 2014 d'un programme d'aide internationale de 78 milliards d'euros et a depuis progressivement regagné accès aux marchés privés de la dette.

P.S. avec AFP