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Darmanin veut que les contribuables puissent payer amendes et impôts dans les bureaux de tabac

Gérald Darmanin

Gérald Darmanin - BFMTV

Interrogé sur un rapport vantant les bienfaits de l'externalisation de certains services de l'État, le ministre de l'Action et des Comptes publics a cité en exemple le futur recours aux buralistes et à la Poste pour offrir un nouveau service aux contribuables: le paiement en liquide ce qu'ils doivent au fisc.

Pourra-t-on bientôt payer ses impôts et amendes en liquide chez le buraliste? C’est en tout cas ce que souhaite Gérald Darmanin. Interrogé ce vendredi matin sur notre antenne à propos d'un rapport prônant les bienfaits de l’externalisation pour les caisses de l’État, le ministre de l’Action et des Comptes publics a déclaré ne pas avoir "attendu le rapport" pour agir dans ce sens. 

"50% des gens qui vont dans les trésoreries payent en liquide des amendes ou leur impôt. […] Et l’agent des impôts n’est pas formé seulement pour compter des pièces", a expliqué Gérald Darmanin, ajoutant avoir lancé un appel d’offres pour que "des réseaux comme La Poste, comme les buralistes […] puissent être le lieu où on paye son impôt en liquide".

Pour le locataire de Bercy, il s’agirait d’une "externalisation intelligente" permettant aux "agents publics de faire du conseil plutôt que des tâches répétitives".

35 milliards d'euros d'économies? 

Le rapport de Webhelp remis à Gérald Darmanin et dévoilé par Le Figaro estime qu’externaliser certains services qui ne font plus partie du "cœur mission" de l’État (accueil de l’usager, réception des documents, prise de rendez-vous, restauration, ressources humaines, finances…) permettrait de dégager au mieux 35 milliards d’euros d’économies. Un chiffre que Gérald Darmanin juge "trop élevé". 

À titre d’exemple, 90% des entreprises privées externalisent aujourd’hui la gestion de leur cantine auprès d’entreprises spécialisées, contre 40% pour les administrations. Même chose pour le nettoyage des bâtiments, "avec un ratio de 80% versus 30%", détaille Le Figaro.

Paul Louis