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Coup de pouce de 2 milliards de Bruxelles à la Grèce

Jean-Claude Juncker prévient que ces fonds "ne viendront pas renflouer les caisses de l'Etat grec".

Jean-Claude Juncker prévient que ces fonds "ne viendront pas renflouer les caisses de l'Etat grec". - Thierry Charlier - AFP

La Commission européenne estime que la Grèce subit "une crise humanitaire". Le pays souffre notamment d'un chômage massif des jeunes.

La situation de la Grèce inquiète le reste de la zone euro. La Commission européenne met donc à disposition de la Grèce "deux milliards d'euros pour l'année 2015" provenant de fonds européens non utilisés, a annoncé ce vendredi 20 mars son président, Jean-Claude Juncker.

Ces fonds "ne viendront pas renflouer les caisses de l'Etat grec", a précisé Jean-Claude Juncker, alors qu'Athènes a un urgent besoin de liquidités. Mais ils pourront être utilisés "pour renforcer les efforts en faveur de la croissance et de la cohésion sociale", notamment "en réponse au problème massif de chômage des jeunes", a-t-il expliqué au cours d'un point de presse à l'issue du sommet européen à Bruxelles.

Reconnaissant que la Grèce souffrait d'une "crise humanitaire", il a expliqué avoir présenté au Premier ministre grec Alexis Tsipras la semaine dernière un document sur les possibilités pour que le pays absorbe plus efficacement les fonds structurels européens.

"Traitement privilégié"

"Nous avons mis en place une équipe technique à Bruxelles pour aider les autorités grecques à pouvoir absorber ces fonds disponibles et notre task force a Athènes a été instruite de travailler en bonne intelligence avec les autorités grecques, a poursuivi Jean-Claude Juncker.

Il a rappelé que la Grèce bénéficiait déjà "d'un traitement privilégié" car elle peut bénéficier de taux de cofinancement de 5% des projets soutenus par ces fonds européens, notamment sociaux, contre 15% en moyenne dans l'UE.

"Je voudrais que les autorités grecques, avec l'appui des services de la Commission, puissent investir cet argent dans des secteurs propices en matière de perspectives de croissance", a insisté Jean-Claude Juncker, citant notamment les PME.

D. L. avec AFP