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Coronavirus: le coût du chômage partiel sera de 8 milliards d'euros sur deux mois

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Image d'illustration - Eric Piermont - AFP

Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie estime que le recours massif au chômage partiel doit permettre d'éviter tout licenciements.

Le recours massif au chômage partiel pris en charge par l'Etat pour aider les entreprises à passer le cap de l'épidémie de coronavirus coûtera évidemment extrêmement cher aux finances publiques.

Sur France Inter, Bruno Le Maire le ministre de l'Economie a donné une première estimation de ce coût: 8 milliards d'euros dans les deux mois qui viennent.

"Nous avons prévu des mesures de chômage massives qui vont coûter aux finances publiques françaises, c'est-à-dire aux Français, environ 8 milliards d'euros sur les deux mois qui viennent", indique le locataire de Bercy.

"Nous garantirons le chômage partiel le temps nécessaire"

Ces mesures de chômage partiel doivent "permettre à tous les salariés de vivre dans la sécurité de leur travail pour ne pas perdre ni des formations ni des qualifications dont nous avons impérativement besoin", a ajouté Bruno Le Maire, tout en rappelant qu’il "ne doit pas y avoir de licenciements". "L'État sera avec les entreprises, avec les salariés, et nous garantirons le chômage partiel le temps nécessaire", a assuré le ministre.

Le creusement du déficit public (3,9% selon la prévision du gouvernement) ne constituera pas un critère d'arbitrage. Pour Bruno Le Maire, il n’y a qu’une "seule priorité": "Sauver l'appareil de production français, sauver les entrepreneurs, sauver les commerçants, les artisans, les indépendants, les micro-entrepreneurs, les auto-entrepreneurs, sauver tout ce qui produit des biens et de la richesse dans notre pays." 

Le ministre de l’Économie ajoute par ailleurs qu’une "task force" allait être mise en place autour du président de la République afin de "s'assurer que chaque entreprise trouve bien la solution dont elle a besoin". "Maintenant que nous avons décidé un paquet massif de 45 milliards d'euros d'aides pour les salariés et les entreprises, la vraie difficulté qui commence, c'est s'assurer que ça va vraiment à ceux qui en ont besoin", a expliqué Bruno Le Maire.

OC