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Commerce international: Macron lance un avertissement à Trump

Emmanuel Macron a estimé que l'exemption provisoire de taxes américaines n'était "pas satisfaisante".

Emmanuel Macron a estimé que l'exemption provisoire de taxes américaines n'était "pas satisfaisante". - Ludovic Marin - AFP

"Si nous sommes attaqués, nous réagirons sans faiblesse", a déclaré le président français, aux côtés d'Angela Merkel.

Emmanuel Macron a assuré ce vendredi à l'issue d'un sommet à Bruxelles que l'Union européenne réagirait "sans faiblesse" si elle était "attaquée" sur le plan commercial.

"Si nous sommes attaqués, nous réagirons sans faiblesse", a-t-il déclaré, estimant que l'exemption temporaire accordée à l'UE par Donald Trump aux taxes américaines sur l'acier et l'aluminium n'est "pas apparue satisfaisante" aux Européens.

"La stratégie américaine est une mauvaise stratégie, qui répond à un vrai problème, celui du dumping comme des surcapacités dans le secteur de l'acier", a-t-il jugé.

"L'UE doit être unie et déterminée, elle n'est pas la variable d'ajustement du commerce mondial, elle n'en est pas non plus le maillon faible ou le défenseur naïf", a-t-il insisté, ajoutant que les Européens ne cherchaient pas "de guerre commerciale".

L'UE "se réserve le droit de répondre" aux États-Unis

Le président américain Donald Trump a autorisé dans la nuit de jeudi à vendredi la suspension jusqu'au 1er mai des taxes de 25% sur l'acier et de 10% sur l'aluminium de plusieurs des partenaires importants des États-Unis, dont l'Union européenne.

Les 28 chefs d'État et de gouvernement de l'UE ont "pris note" de cette exemption temporaire dans leurs conclusions de vendredi matin, mais ils réclament que celle-ci soit "permanente".

L'UE "se réserve le droit, en accord avec l'Organisation mondiale du commerce (OMC), de répondre aux mesures américaines de manière appropriée et proportionnée", ont-ils ajouté.

Parmi elles, Bruxelles a préparé une liste de produits américains emblématiques, comme le beurre de cacahuète ou les motos, qui pourraient à leur tour être visés par des taxes si celles envisagées par les États-Unis entraient un jour en application. 

Y.D. avec AFP