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"Comme Trump, le FN va pratiquer un keynésianisme patriotique"

Mikael Sala était l'invité de BFM Business ce jeudi.

Mikael Sala était l'invité de BFM Business ce jeudi. - BFM Business

Mikael Sala, président du collectif Croissance Bleu Marine et membre de l’équipe de campagne de Marine Le Pen, était l’invité de BFM Business ce jeudi. Il a notamment évoqué la stratégie frontiste en faveur des entreprises françaises.

"La campagne de Marine Le Pen, c’est 'tout pour les TPE/PME'". C’est en tout cas ce qu’a affirmé ce jeudi Mikael Sala, le président du collectif Croissance Bleu Marine, proche du FN et regroupant des chefs d’entreprises.

Invité de BFM Business, ce dernier a précisé quelles seraient les mesures mises en place pour relancer l’économie. "On fusionne le CICE avec les dispositifs existants, on les rend pérennes, et on les réserve aux TPE-PME. Les grands groupes se sont distribué 40 milliards de dividendes l’an dernier, ils n’ont pas besoin de nous". "Cette baisse de charges, on la conditionne au maintien de l’emploi", a-t-il ajouté.

"Notre philosophie, c’est de doper les entreprises"

Interrogé sur la taxe sur les importations de 3% que souhaite mettre en place Marine Le Pen en cas d’accession au pouvoir, Mikael Sala a précisé le but de la manœuvre. "À quoi servent ces 3%? C’est une contribution sociale sur l’importation qui sert à financer une prime au pouvoir d’achat pour tous les revenus égaux ou inférieurs à 1.500 euros. Or quand on booste les bas revenus, ils se retrouvent dans la consommation. Notre philosophie, c’est de doper les entreprises en rendant du pouvoir d’achat aux Français, qui sont eux-mêmes les clients de ces entreprises".

"On va pratiquer, comme Donald Trump s’apprête à le faire, un keynésianisme patriotique. On booste la demande, mais on applique une protection raisonnable de manière à ce que ce boost de la demande vienne alimenter le chiffre d’affaires de nos entreprises", a-t-il poursuivi.

Quid de la compétitivité des entreprises présentes sur le sol français, qui importent en masse et qui ne produisent que très peu de produits dans l’Hexagone? "Nous proposons la création d’un fonds souverain qui va permettre de réindustrialiser la France de manière accélérée", a-t-il assuré. "En redevenant souveraine monétairement, notre industrie redevient plus compétitive de 20%, notamment par rapport à l’Allemagne, qui est notre premier partenaire commercial. Ce n’est pas nous qui le disons, c’est le FMI".

Y.D.