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Carburant : "La crise n'est pas terminée", selon Alain Vidalies

Alain Vidalies, secrétaire d'Etat aux Transports, a assuré samedi que la "situation s'améliorait" dans l'approvisionnement en carburant, même s'il faut "continuer les efforts". Il s'est exprimé à l'issue d'une rencontre samedi matin à Matignon entre Manuel Valls, plusieurs ministres, et les représentants des pétroliers et transporteurs.

Alain Vidalies, secrétaire d'Etat aux Transports, a assuré samedi que la "situation s'améliorait" dans l'approvisionnement en carburant, même s'il faut "continuer les efforts". Il s'est exprimé à l'issue d'une rencontre samedi matin à Matignon entre Manuel Valls, plusieurs ministres, et les représentants des pétroliers et transporteurs. - Alain Jocard-AFP

"Le secrétaire d'État aux transports a estimé que la situation s'améliorait dans l'approvisionnement en carburant. "Nous ne pouvons pas parler d'une crise qui est terminée" a-t-il ajouté à l'issue d'une réunion à Matignon, avec les transporteurs et les pétroliers."

Pour le gouvernement, la situation s'améliore sur le front de la pénurie de carburants mais la crise est loin d'être terminée. Alain Vidalies, secrétaire d'Etat aux Transports, a assuré ce samedi 28 mai 2016 que la "situation s'améliorait" dans l'approvisionnement en carburant, même s'il faut "continuer les efforts".

Il s'est exprimé à l'issue d'une rencontre organisée ce samedi matin à Matignon entre Manuel Valls, plusieurs ministres, et les représentants des pétroliers et transporteurs. "La situation ce matin est une situation qui s'améliore, une situation dans laquelle dans certaines régions nous sommes presque revenus à la normale et dans d'autres, nous restons très attentifs", a ajouté M. Vidalies sur le perron de Matignon.

"Nous ne pouvons pas parler d'une crise qui est terminée", a-t-il estimé. Le gouvernement entend toujours "permettre que l'accès aux stocks soit garanti", a ajouté M. Vidalies, précisant que "les interventions de déblocage continueront si ça s'avère nécessaire". "Nous allons continuer ce travail avec une grande détermination", a-t-il assuré. "La situation s'améliore vraiment mais il faut continuer les efforts", a conclu le secrétaire d'Etat.

Manuel Valls : "Nous continuerons à évacuer"

Les patrons des secteurs pétrolier et des Transports avaient été reçus aujourd'hui à 11h00 à l'Hôtel Matignon par Manuel Valls, au moment où six des huit raffineries du pays étaient encore à l'arrêt ou au ralenti pour protester contre la loi Travail. En revanche, tous les dépôts bloqués par les opposants à la loi Travail ont été libérés, à l'exception d'un seul, en grève.

La réunion s'est tenue en présence du ministre de l'Economie Emmanuel Macron, du secrétaire d'État chargé des Transports Alain Vidalies, et du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. 

Dans un entretien au Parisien, ce samedi 28 mai 2016, le Premier ministre a réitéré sa détermination "à faire en sorte que les Français puissent s'approvisionner en essence, que les entreprises ne soient pas pénalisées par des blocages. Donc nous continuerons avec détermination à évacuer".

Une injonction du Premier ministre à la Compagnie Industrielle Maritime

C'est sur une injonction du Premier ministre Manuel Valls auprès de la direction de la Compagnie Industrielle Maritime, en charge des terminaux pétroliers du port du Havre et du cap d'Antifer, qu'un approvisionnement limité a pu avoir lieu, hier vendredi 27 mai. Deux bacs, sur une centaine, ont fait l'objet de pompages opérés par des cadres non grévistes: un bac de kérosène pour Roissy et Orly, et un bac de brut destiné à la raffinerie ExxonMobil de Port-Jérôme, la deuxième de France et une des deux sur un total de huit en France qui fonctionnent encore normalement. Selon la CGT les pompages de ces deux bacs ne peuvent assurer à leur destinataire qu'une autonomie de quatre à cinq jours.

La veille, M. Valls n'avait pas écarté l'hypothèse d'une réquisition d'employés dans les raffineries. "Toutes les possibilités sont sur la table". Les forces de l'ordre ont déjà levé des blocages dans onze dépôts. 

F.Bergé avec AFP