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Bientôt un plan de relance pour l'Espagne

L'Espagne subit toujours un chômage de masse.

L'Espagne subit toujours un chômage de masse. - -

Alors que le roi Juan Carlos a annoncé vouloir abdiquer, lundi 2 juin, l'Espagne se prépare à une série de réformes censées relancer une économie à l'arrêt.

Le roi d'Espagne Juan Carlos a abdiqué, ce lundi 2 juin. Son fils Felipe prendra sa succession. Officiellement, il s'agit d'une décision pour "raisons personnelles", comme l'a précisé le chef du gouvernement Mariano Rajoy dans une allocution. Juan Carlos est affaibli depuis plusieurs mois par des soucis de santé. Sa popularité, aussi, a été écornée par des scandales de corruption impliquant sa famille. Et ce dans un contexte économique en plus très compliqué.

D'ailleurs, ce week-end, le chef du gouvernement espagnol a annoncé un revirement de sa politique économique: après la rigueur, c'est un plan de relance que doit détailler Mariano Rajoy en fin de semaine.

Pour le gouvernement espagnol, il s'agit désormais de relancer la consommation et surtout, de faire reculer un taux de chômage qui ne diminue pas. 25% de la population espagnole est toujours au chômage, à l'image de plus de 50% des jeunes de moins de 25 ans.
Et le retour de la croissance se fait avec trop peu de créations d'emplois.

Un vaste plan d'allègement de la fiscalité

Le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, doit donc présenter vendredi en Conseil des ministres un vaste plan d'allègement de la fiscalité de 6,3 milliards d'euros. Le taux d'impôt sur les sociétés, par exemple, doit baisser et passer de 30% à 25%.
Les PME espagnoles devraient pouvoir également bénéficier plus facilement de crédits.

La deuxième étape consistera en une refonte complète du système fiscal, qui doit être adoptée en juin. Mariano Rajoy a promis de baisser l'impôt sur le revenu des plus modestes et, d'ici l'été, ses équipes présenteront un plan pour l'emploi avec notamment une réforme du système de formation.

Une accélération des réformes à quelques mois des élections régionales l'an prochain, car le gouvernement espagnol sait bien qu'il sera jugé sur l'évolution du taux de chômage.

Isabelle Gollentz