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Après les élections, les plans sociaux pourraient repartir

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Avec une croissance sous les 1,5%, l’emploi ne repartira pas cette année en France. Les entreprises anticipent une baisse d’activité, et les plans sociaux pourraient se multiplier une fois l’élection passée.

Le ralentissement de l’activité économique pénalise toujours l’industrie en premier. L’automobile en est un parfait exemple. Fin 2011, PSA a dévoilé un vaste plan de réduction d’effectifs, portant sur 5.300 postes, pour faire face au recul de ses ventes. Ce mercredi matin encore, le constructeur automobile évoquait ses problèmes de surcapacités. Le site d’Aulnay et celui de Sevelnord sont clairement dans sa ligne de mire. Et si l’automobile va mal, la sidérurgie n’est pas non plus au mieux de sa forme. Les salariés du site de Florange d'ArcelorMittal ne savent toujours pas si les deux hauts fourneaux de l’aciérie seront un jour remis en route.

Incertitude

Dans le raffinage, l’avenir est tout aussi incertain pour les salariés de Petroplus du site de Petit-Couronne. En redressement judiciaire depuis fin janvier pour six mois, la société ne connait toujours le nom d’un éventuel repreneur.

Même incertitude du côté des salariés de la raffinerie de Berre-l’Etang, car malgré une piste de reprise libyenne, un plan de sauvegarde de l’emploi est également évoqué. Dans le nucléaire, les sujets d’inquiétude ne manquent pas non plus, le plan Action 2016 d’AREVA pourrait entraîner la suppression de plusieurs milliers de postes.

Quant à l’aérien, l’avenir des salariés d’Air France KLM, a du plomb dans l’aile. Le groupe s’est fixé pour objectifs de réaliser deux milliards d’euros d’économies. 2.000 suppressions de postes seraient déjà programmées.