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Appuyé par Fillon, Mélenchon réclame des sanctions contre Lafarge

Lors du grand débat présidentiel, ce mardi sur BFMTV et RMC, le candidat de La France insoumise a demandé que le cimentier, qui fait l'objet d'une enquête pour ses activités en Syrie, soit "réquisitionné ou confisqué".

Déjà boycotté par la Mairie de Paris pour sa possible participation à la construction du mur de Donald Trump - même s'il s'en défend - le cimentier Lafarge a fait l'objet d'une attaque en règle de Jean-Luc Mélenchon ce mardi.

Lors du grand débat présidentiel sur BFMTV et RMC, le candidat de La France insoumise a ainsi réclamé "une décision exemplaire" contre l'entreprise française, qui est l'objet d'une enquête sur ses activités en Syrie en pleine guerre.

"Je trouve étrange que personne n'ait évoqué le cas de Lafarge, compagnie mondiale de ciment, qui a avoué avoir payé Daesh pour pouvoir continuer à produire son foutu ciment", a lancé Jean-Luc Mélenchon.

"Si c'est avéré, il faut punir Lafarge", assure Fillon

"Cette compagnie doit être ou bien réquisitionnée, ou bien confisquée, mais une décision exemplaire doit être prise contre ceux qui complotent avec l'ennemi", a-t-il poursuivi, après avoir préconisé de "punir les complices".

"Si c'est avéré", il faut punir Lafarge, "bien entendu", a estimé de son côté François Fillon.

Le géant du ciment fait l'objet d'une enquête à Paris sur ses activités en Syrie en pleine guerre, en dépit d'interdictions dans ce pays édictées par l'Union européenne.

Le Monde avait révélé de possibles arrangements sur place avec l'organisation État islamique (EI) en 2013 et 2014 pour faire fonctionner le site de Jalabiya dans le nord de la Syrie. Le quotidien citait des responsables de la filiale, Lafarge Cement Syria.

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Y.D. avec AFP