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Angela Merkel pointe le salaire minimum comme cause du chômage

Angela Merkel ne veut pas d'un salaire minimum imposé par les politiques.

Angela Merkel ne veut pas d'un salaire minimum imposé par les politiques. - -

La chancelière renouvelle son opposition farouche à l'instauration d'un salaire minimum généralisé en Allemagne, ce jeudi 18 avril. Elle le voit comme une cause du chômage élevé en Europe.

Pourquoi pas un salaire minimum, mais négocié branche par branche, entre partenaires sociaux. Pas question que les politiques mettent en place un plancher généralisé. C'est la position d'Angela Merkel, qu'elle rappelle dans un entretien au quotidien allemand Bild ce jeudi 18 avril.

Elle considère que le salaire minimum généralisé est la cause du chômage qui sévit dans certains pays d'Europe, "du fait que les salaires et le rendement ne sont pas en rapport".

A la tête d'un pays dont le taux de chômage, à 6,9%, est proche de son plus bas niveau depuis la réunification, la chancelière ne bouge pas d'un iota. Les partenaires sociaux ont déjà la possibilité de fixer des seuils de rémunération, soit par région, soit par secteur. Le BTP ou le personnel d'entretien l'ont déjà exercé. Et cela suffit.

Même les conservateurs veulent discuter d'un salaire minimum

Le débat sur cette question est relancé outre-Rhin depuis que l'opposition de gauche, qui a la main sur l'une des deux chambres du Parlement, a fait adopter début mars un projet qui vise à instaurer un salaire minimum applicable à tous les salariés. Il serait de 8,50 euros de l'heure.

Le Bundestag, l'autre chambre du Parlement, à dominante libérale et conservatrice, devrait rejeter ce texte. Mais les conservateurs, alliés d'Angela Merkel, et sa ministre du Travail Ursula Von der Leyen, appellent à introduire un salaire minimum dans les branches qui en sont dépourvues.

Comme le dénonçait le ministre français Arnaud Montebourg mardi, les salaires en Allemagne ont augmenté en moyenne de 1% de 2007 à 2011, contre une progression de 2,7% dans l'ensemble de la zone euro. 

Nina Godart et agences