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Angela Merkel n'exclut pas un effacement de la dette grecque

Pour la première fois, la chancelière allemande Angela Merkel n'a pas exclu un prochain effacement de la dette grecque, dimanche 2 décembre.

Pour la première fois, la chancelière allemande Angela Merkel n'a pas exclu un prochain effacement de la dette grecque, dimanche 2 décembre. - -

Pour la première fois, la chancelière allemande a évoqué la possibilité d'effacer une partie de la dette de la Grèce, dans un entretien à un journal allemand paru dimanche 2 décembre.

C’est une première: Angela Merkel n'exclut pas un effacement de la dette de la Grèce dans quelques années. C’est ce qu’il ressort d’un entretien paru dans le journal dominical allemand Bild am Sonntag.

"Si la Grèce arrive un jour à s'en sortir avec ses recettes sans contracter de nouvelles dettes, alors on doit regarder et évaluer la situation. Cela ne se passera avant 2014-2015, si tout marche comme prévu", selon la chancelière allemande. "L'actuel programme d'aide à la Grèce court jusqu'à 2014. Et nous avons donné deux ans supplémentaires, jusqu'en 2016 à la Grèce pour qu'elle atteigne certains objectifs budgétaires".

L'effacement de la dette grecque, un "mauvais signal" pour Schäuble

Ces déclarations tranchent avec la position jusqu’ici affichée par la dirigeante. Selon un journal régional paru mardi 27 novembre, Angela Merkel avait encore affirmé en petit comité que l'effacement de la dette de la Grèce ne serait "pas une solution". Et elle avait insisté sur le fait que si un effacement de dette était accordé à la Grèce, alors d'autres pays pourraient aussi faire une requête en ce sens.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, avait également fermé la porte à un effacement de dette grecque. "Les spéculations actuelles sur un effacement de dette sont exactement le mauvais signal que nous ne devons pas envoyer, surtout si nous voulons continuer à soutenir la Grèce sur ce chemin difficile", avait-il déclaré vendredi 30 novembre, ajoutant que "ces fausses spéculations ne résolvent pas le problème".

A moins d’un an des élections législatives allemandes, qui auront lieu le 22 septembre 2013, c’est donc la première fois qu’Angela Merkel évoque un sujet particulièrement délicat pour les contribuables et électeurs allemands.

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