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Agriculture: Hollande prolonge de trois mois le plan d'aide aux exploitations

François Hollande au Salon de l'agriculture.

François Hollande au Salon de l'agriculture. - Michel Euler / POOL / AFP

En déplacement au Salon de l'agriculture, le président de la République a annoncé le prolongement du plan de refinancement des exploitations agricoles en difficulté jusqu'à fin juin. Une mesure qui coïncide avec le "pacte de consolidation et refinancement des exploitations agricoles" présenté en octobre dernier.

Le plan de refinancement des exploitations agricoles en difficulté, composé d'une garantie de prêts et de reports des crédits bancaires ("année blanche"), est prolongé de trois mois jusqu'à fin juin, a annoncé samedi François Hollande. Cette prolongation du plan gouvernemental présenté en octobre a été annoncée lors d'une rencontre du président avec les syndicats d'agriculteurs à l'occasion de l'ouverture du Salon de l'agriculture, a-t-on appris auprès du ministère de l'Agriculture.

Manuel Valls, alors Premier ministre, avait présenté le 4 octobre 2016 un "pacte de consolidation et de refinancement des exploitations agricoles". Ce plan prévoit la prise en charge de garantie des prêts par la Banque publique d'investissement (BPI) et le cofinancement par l'État des coûts de report en fin de tableau des échéances bancaires de l'année en cours (année blanche).

Aménager les dispositifs

Ce dispositif a été peu utilisé en raison de son temps d'appropriation par les professionnels et les banques et du versement au même moment des aides européennes de la PAC. "Le gouvernement est convaincu de la nécessité de proroger les dispositifs prévus au-delà du 31 mars 2017 en les aménageant, pour les adapter à (la) situation et aux besoins spécifiques" des exploitations menacées par la crise agricole, indiquait le compte-rendu du conseil des ministres vendredi.

Les pouvoirs publics étudient la possibilité de réaménager la prise en charge du dispositif d'année blanche en renforçant la part prise en charge par l'Etat. Ils rappellent en outre la nécessité, avant d'engager une opération de refinancement des exploitations, "de permettre aux exploitants de conduire une analyse de leur situation structurelle" sans être sous la pression des difficultés de trésorerie, selon le compte-rendu. Quelque 20.000 à 30.000 exploitants pourraient être intéressés selon le ministère.

P.L avec AFP