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Affaire Tapie: la thèse du complot "absurde" pour Pierre Moscovici

Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie et des Finances, était l'invité de BFMTV-RMC, mardi 2 juillet.

Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie et des Finances, était l'invité de BFMTV-RMC, mardi 2 juillet. - -

Invité de BFMTV-RMC, mardi 2 juillet, le ministre de l'Economie et des Finances a balayé les accusations de complot lancées par Bernard Tapie la veille. Il a également évoqué l'affaire Snowden, et un éventuel report des négociations de libre-échange avec les Etats-Unis.

Après les accusations de complot lancées par Bernard Tapie, lundi soir sur France 2, Pierre Moscovici a vivement réagi. Invité de BFMTV-RMC, le ministre de l'Economie et des Finances a jugé les propos de l'homme d'affaires "absurdes".

"N'en déplaise à M.Tapie, nous avons une règle au sein de ce gouvernement, c'est de respecter l'indépendance de la justice", a-t-il déclaré, ajoutant que l'Etat devait "veiller à laprotection des intérêts patrimoniaux de l'Etat, c'est à dire des contribuables français. La question (de l'affaire Tapie), c'est: ont-ils été lésés?"

Le ministre a ensuite précisé que l'Etat allait "suggérer à la justice de prendre des mesures conservatoires qui permettent de s'assurer de la réparation du préjudice." En clair, s'assurer que "les sommes sont disponibles".

Affaire Snowden:Moscovici évoque un report des négociations de libre-échange

Autre dossier brûlant: l'affaire Snowden, qui passe mal du côté du gouvernement français. Et, dans la foulée de François Hollande, Pierre Moscovici a dénoncé des pratiques "pas recevables, pas acceptables" de la part des Etats-Unis.

Et d'ajouter: "il faut que les informations soient fournies (...) Nous avons le droit à des explications. Mais surtout, il faut que cela cesse."

Interrogé sur un report des négociations si tel n'était pas le cas, Pierre Moscovici a répondu: "cela ne concerne pas mon portefeuille, mais je l'imagine".

"Il ne peut y avoir ce type de négociations qui si l'on est dans un climat de parfaite confiance", a-t-il prévenu. Le président de la République a dit que la question de l'espionnage devrait être réglée avant."

Y. D.