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Duralex: trois repreneurs potentiels ont formulé des offres

Duralex fait partie du patrimoine industriel français depuis 70 ans. Cette année, son chiffre d'affaires devrait grimper à 34 millions d'euros.

Duralex fait partie du patrimoine industriel français depuis 70 ans. Cette année, son chiffre d'affaires devrait grimper à 34 millions d'euros. - Martin Bureau - AFP

La maison-mère de Pyrex fait partie des candidats au rachat de la célèbre verrerie française.

Trois candidats, dont la maison-mère de Pyrex, ont déposé des offres devant le tribunal de commerce d'Orléans pour la reprise de la verrerie Duralex, a-t-on appris mercredi de source syndicale.

Le tribunal examinera le 22 janvier les offres de reprise de l'entreprise située à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), célèbre dans le monde entier pour sa vaisselle en verre trempé, mais placée en redressement judiciaire en septembre 2020.

La date limite du dépôt des offres avait été fixée au 31 décembre 2020. Duralex emploie 248 salariés dans son usine de l'agglomération orléanaise.

Parmi les candidats à la reprise de Duralex, figure la maison-mère de Pyrex, International Cookware Holding, contrôlée par le fonds d'investissement européen Kartesia. Cette société prévoit de reprendre l'intégralité des salariés et promet d'apporter 12 millions d'euros sur l'exercice 2021.

Deux autres candidatures fragiles

Les deux autres candidatures apparaissent fragiles et "incomplètes", selon des sources proches du dossier.

L'une émane des dirigeants actuels de la société, André et Antoine Ioannidès, au bénéfice d'une ordonnance de mai 2020 qui facilite la reprise d'une entreprise par son propre actionnaire. De même source, les deux industriels envisagent eux aussi de conserver tous les salariés mais n'apportent aucune garantie de financement.

La dernière offre, peu détaillée, est présentée par un "agent commercial indépendant", Pierre-Olivier Baron.

La verrerie, en difficulté suite à un incident lors du remplacement de son four en 2017, a vu sa situation se dégrader avec la crise sanitaire. Cette dernière a entraîné une baisse des exportations et le recul des ventes dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration.

T.L avec AFP