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Dieselgate: Citroën également mis en examen en France

Le logo de la marque Citroën.

Le logo de la marque Citroën. - JOEL SAGET / AFP

Citroën, marque du nouveau groupe Stellantis, a été mise en examen ce jeudi dans le cadre de l’enquête française sur le dieselgate. Renault, Peugeot et VW ont aussi été mis en examen cette semaine.

Le dieselgate resurgit cette semaine. Après Renault, Volkswagen puis Peugeot hier soir, c’est au tour de Citroën d’être mis en examen ce jeudi dans le volet français du dieselgate.

"Dans le cadre d'informations judiciaires ouvertes en 2016 et 2017 concernant plusieurs constructeurs automobiles, Automobiles Citroën SA (...) a été mise en examen aujourd'hui par les magistrats instructeurs en raison d'allégations de faits de tromperie portant sur la vente de véhicules diesel Euro 5 intervenue en France entre 2009 et 2015", a précisé Stellantis dans un communiqué.

Selon l’agence Reuters, Citroën a dû verser un cautionnement de 8 millions d’euros. Le constructeur aux chevrons a également dû fournir "une garantie bancaire à première demande de 25 millions d’euros" pour indemniser les éventuels préjudices. "Les soupçons contre Citroën portent sur la vente de véhicules diesel Euro 5 intervenue en France entre 2009 et 2015", précise l'agence Reuters en se basant sur un communiqué du groupe.

Comme Peugeot, Automobiles Citroën SA est "en train d'évaluer la régularité de cette mesure et l'opportunité de la contester", a prévenu Stellantis dans son communiqué.

Fiat-Chrysler devrait être entendue en juillet

Un rapport de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), transmis à la justice en février 2017, évoquait une "stratégie globale visant à fabriquer des moteurs frauduleux, puis à les commercialiser".

D'après les enquêteurs, quelque 1,9 million de véhicules diesel de génération Euro5 (norme en vigueur jusqu'en 2015), "dont le moteur fonctionne selon les stratégies frauduleuses", ont été vendus par PSA (Peugeot-Citroën) entre septembre 2009 et septembre 2015 en France.

Fiat-Chrysler, une autre marque du groupe Stellantis, doit être entendue en juillet par les enquêteurs. Stellantis a affirmé mercredi que ses filiales étaient "fermement convaincues que leurs systèmes de contrôle des émissions répondaient à toutes les exigences applicables à l'époque et continuent aujourd'hui de les respecter, et elles attendent avec impatience l'occasion de le démontrer".

Pauline Ducamp
https://twitter.com/PaulineDucamp Pauline Ducamp Cheffe de service BFM Auto