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Coronavirus: les marchandises venues d'Europe épargnées par les restrictions à l'entrée aux États-Unis

Après s'être d'abord trompé en annonçant le contraire, Donald Trump a précisé par la suite que la suspension des voyages depuis l'Europe ne concernait pas les biens et les marchandises exportés du Vieux continent vers les Etats-Unis.

Lors d'une brève allocution solennelle à la Maison Blanche, Donald Trump a annoncé la suspension à compter du vendredi 13 mars de tous les voyages depuis l'Europe vers les États-Unis (à l'exception du Royaume-Uni) durant 30 jours, pour tenter d'endiguer la propagation du Covid-19 sur le sol américain.

Le président avait laissé entendre -par erreur- que ces restrictions pourraient s'appliquer également aux produits venant d'Europe et pas seulement aux voyageurs. La proclamation officielle publiée plus tard dans la soirée par la Maison Blanche précise bien que le président "continue à s'engager à faciliter le commerce entre nos nations".

Pour lever toute confusion, Donald Trump s'est vu forcé de tweeter (cf illustration ci-dessous) dans la foulée: "S'il vous plaît, n'oubliez pas, il est très important que les pays et les entreprises sachent que le commerce ne sera en aucune manière affecté" par les restrictions aux voyages en provenance d'Europe, "Les restrictions concernant les gens pas les biens" a-t-il cru bon d'ajouter.

Les places financières asiatiques ont mal réagi à ces nouvelles mesures de restriction imposées par les États-Unis, Hong Kong et Tokyo perdant respectivement 3% et 2% à l'ouverture.

Tout en insistant à plusieurs reprises sur la solidité de l'économie américaine -un enjeu de premier ordre pour le milliardaire qui brigue un second mandat présidentiel- Donald Trump a appelé le Congrès à adopter rapidement une réduction des taxes sur les salaires.

"J'appelle le Congrès à rapidement offrir aux Américains une baisse des taxes sur les salaires", a-t-il lancé bien que cette proposition, faite par son administration en début de semaine, n'a pas eu un écho très favorable auprès des élus, y compris de son propre parti.

Le président américain a aussi annoncé le report de la date butoir de paiement des impôts pour certains "individus et entreprises", ce qui selon lui permet de réinjecter immédiatement "200 milliards de dollars de liquidités supplémentaires dans l'économie".

Frédéric Bergé avec AFP