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Coronavirus: deux millions de masques périmés vont être distribués en Nouvelle-Aquitaine

La région Nouvelle-Aquitaine, parmi les moins contaminées, a décidé de puiser dans un stock de 2 millions de masques périmés.

La région Nouvelle-Aquitaine, parmi les moins contaminées, a décidé de puiser dans un stock de 2 millions de masques périmés. - Nicoles Tucat-AFP

L'Autorité régionale de santé (ARS) va puiser dans le stock de deux millions de masques périmés pour les distribuer aux personnels de santé de Nouvelle-Aquitaine. Ces produits homologués offrent la même garantie de fiabilité que les masques non-périmés, selon l'ARS.

À la guerre comme à la guerre pourrait-on penser. Devant la pénurie persistante de masques de protection, et dépit des efforts affichés de l'exécutif pour y remédier, certains régions ont pris le taureau par les cornes en décidant de puiser dans leur stock de masques périmés.

L'Autorité régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine a indiqué que son stock de deux millions de masques périmés allait être mis en circulation selon le quotidien Sud-Ouest.

"Ces masques homologués, ont été contrôlés et validés par les experts de santé publique France. Ils ont la même garantie de fiabilité que les masques actuels. Ils vont être distribués pour 60% d’entre eux aux médecins libéraux qui sont aujourd’hui en première ligne et pour 40% dans les établissements de santé, ehpad etc, et centre médico-sociaux, sans oublier les services d’aide à domicile" a précisé Michel Laforcade, directeur de l'ARS, lors d'un point-presse effectué ce mardi à Bordeaux (Gironde).

Selon lui, les professionnels de santé "sont inquiets et demandent des masques, cette inquiétude est légitime."

Pourtant la Nouvelle-Aquitaine fait partie des régions qui sont pour l'instant relativement épargnées par la progression de la pandémie avec 179 cas répertoriés selon un pointage effectué hier lundi 16 mars.

"Les patients souffrant d’une maladie chronique respiratoire auront droit à leur masque, il leur faudra les commander dans les pharmacies, avec un courrier de leur médecin-traitant", a ajouté le directeur de l'ARS.

Frédéric Bergé