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Pourquoi les grands crus bordelais profitent à fond du Brexit

Les vignerons bordelais peuvent se frotter les mains.

Les vignerons bordelais peuvent se frotter les mains. - Jean-Pierre Muller - AFP

Lorsque les Britanniques ont voté en faveur d'une sortie de l'Union européenne, la livre sterling a chuté. Pour le plus grand bonheur de certains viticulteurs bordelais. Explications.

Conséquence inattendue du Brexit. La chute de la livre a entraîné une ruée vers... les grands vins de Bordeaux.

L'intérêt des Britanniques pour le vin de Bordeaux remonte au XIIe siècle avec le mariage entre Henry II et Aliénor d'Aquitaine. Depuis, Londres est devenue une des plus importantes place d'échange de grands vins. Elle élabore même un classement des prix des Bordeaux les plus chers.

Deuxième client du Bordelais, le Royaume-Uni héberge des légions de négociants. Ils achètent, conservent et revendent une importante part de la production de grands crus de Bordeaux.

Reprise de la demande

L'effet Brexit a donc été quasiment mécanique. Avec la baisse de la livre, les prix, par rapport aux autres devise, ont été plus attractifs, et les ventes, elles, ont fort logiquement augmenté. À court terme, la livre faible rend plus compétitifs les négociants anglais à l’export. En revanche, à moyen et long terme, les négociants anglais devront refaire leurs stocks... au prix fort. Ce qui profitera pleinement aux vignerons bordelais.

D'une manière générale, ils bénéficient déjà d'une conjoncture favorable grâce à une reprise de la demande internationale. Les Américains et les Chinois, notamment reviennent en force sur le marché.

Elisabeth Hu