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Pour aider les barmans, Carlsberg invente le fût de bière connecté

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- - Claus Fisker-AFP

Le brasseur danois joue la carte du numérique avec son fût de bière connecté. Le barman peut maintenant surveiller le niveau du fût en temps réel sur une tablette. Les données collectées aident le brasseur pour le réapprovisionnement et les bars à mieux anticiper la demande.

Comment éviter aux bars d'être à court de bière grâce aux technologies numériques? Carlsberg (et ses marques 1664, Kronenbourg, Grimbergen) parie sur la numérisation de son système de petits fûts DraughtMaster pour répondre à cette problématique tout en apportant des services en plus à sa clientèle de bars, restaurateurs, clubs ou associations.

Pour ces petits fûts en plastique (à la contenance de 10 à 20 litres) que Carlsberg veut généraliser dans ces points de vente, ces innovations numériques assurent la collecte de données de tous types sur la bière pression issue du fût et servie aux consommateurs.

Grâce à cette solution, le personnel du bar est, selon le brasseur danois, en mesure de surveiller le niveau des fûts en temps réel sur une tablette tactile. Par ailleurs, toutes les données recueillies sur la consommation de bière pression (variante de bière, horaire) aideront le brasseur et les points de vente à prévoir laquelle est demandée, selon les heures de la journée ou le cours de l’année.

Les premiers fûts connectés au Danemark, en Suède et Italie

D'ici fin mars 2019, les premières installations pilotes des fûts connectés de Carlsberg seront opérationnelles dans des points de vente à Copenhague (Danemark), Malmö (Suède) et Milan (Italie).

Ce service numérique a été mis au point par le brasseur danois à la suite d'essais réalisés dans des points de vente en Allemagne à Berlin. L’objectif affiché était d’accroître les revenus grâce aux informations tirées des données collectées, qu'il s'agisse des niveaux de fûts ou de rapports sur des incidents (fuite).

Grâce à sa solution connectée, le brasseur danois entend garantir aussi aux bars et restaurants qu'il pourront à terme servir des bières moins connues ou plus chères, sans courir le risque d'être pris de court, en raison du suivi permanent et en temps réel du niveau du fût.

carlsberg a profité en 2018 d'un été et d'un automne chauds

Le brasseur danois a vu son bénéfice net multiplié par quatre et une hausse de son chiffre d'affaires en 2018. Sur l'année, le bénéfice net du groupe s'est élevé à 5,3 milliards de couronnes danoises (710 millions d'euros) contre 1,3 milliard il y a un an. Le chiffre d'affaires a lui gagné 3%, à 62,5 milliards de couronnes.

En Europe de l'Ouest, principal marché du groupe, la vente de boissons a profité d'un été et d'un automne chaud, avec une hausse de 3% des volumes vendus. En Asie, les volumes de boissons vendues ont augmenté de 11,7%. Les ventes ont elles fait un bond de 11,4%. Les ventes de Tuborg, la marque la plus vendue du brasseur, ont augmenté de 10%, grâce à une forte croissance en Chine et en Inde.

Frédéric Bergé