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Michel-Edouard Leclerc réclame une enquête parlementaire sur les hausses des coûts des transports

"Si je n'ai pas les produits, on ira les chercher comme on l'a fait pour les masques", prévient Michel-Edouard Leclerc.

"Si je n'ai pas les produits, on ira les chercher comme on l'a fait pour les masques", prévient Michel-Edouard Leclerc. - Stéphane de Sakutin- AFP

Michel-Edouard Leclerc refuse le chantage au transport pour les jouets commandés il y a un an. Il réclame une mission d'enquête sur ces hausses de coûts et propose d'organiser le fret pour éviter des pénuries à Noël.

A quelques semaines des fêtes de Noël, Michel-Edouard Leclerc ne décolère pas contre les hausses de coûts de transport qui risquent de se répercuter sur les prix en magasins et même créer des pénuries de jouets. Lundi matin, sur France 2, il réclame une mission d'enquête parlementaire pour savoir si ces hausses sont réellement fondées.

"Je veux savoir sur quoi repose ces augmentations qui atteignent 85%. Ce n'est pas normal. Les commandes étaient prévisibles. La plupart des jouets de Noël ont été commandé il y a un an. Il n'y a pas de raison que les consommateurs français soient pénalisés", s'insurge Michel-Edouard Leclerc.

Le dirigeant dénonce aussi le "chantage sur le transport" dont feraient l'objet les réseaux de distribution. "On nous dit qu'on sera livré que si on paye plus cher", poursuit le patron des centres Leclerc.

Malgré cette situation, il s'engage à tout faire pour éviter des pénuries dans ses magasins.

"Si je n'ai pas les produits, on ira les chercher comme on l'a fait pour les masques", prévient Michel-Edouard Leclerc.

Lors de la crise sanitaire, la grande distribution a créé des filières pour obtenir des centaines de millions de masques qui ont été vendus à prix coûtant. Elle semble prête à renouveler ces opérations pour les fêtes de fin d'année.

Pascal Samama
https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco