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Michel-Édouard Leclerc: "Il n'y a pas de raison de paniquer sur l'approvisionnement des produits"

Après le rush des consommateurs qui ont vidé certains rayons de ses magasins il y a dix jours, Michel-Édouard Leclerc, invité de BFMTV et RMC, estime "qu'il y a des ruptures mais pas de pénurie." La situation varie selon les zones confinées ou susceptibles de l'être en raison de l'extension de l'épidémie de coronavirus.

"Il n'y a pas de raison de paniquer sur l'approvisionnement. Il y a des ruptures mais pas de pénuries" a commenté le président du comité stratégique des centres E.Leclerc dans un contexte d'accélération de la propagation de l'épidémie de coronavirus en France. Invité de BFMTV et RMC, il réagissait à propos des rayons vides constatés récemment dans les grandes surfaces à la suite d'achats massifs de précaution de clients craignant d'être confinés chez eux.

"Il y a eu un gros rush, il y a 8 à 10 jours. Beaucoup d'achats de pâtes, d'épicerie sèche, de riz, de conserves, et de plats cuisinés ont été effectués", a-t-il ajouté, reconnaissant avoir manqué dans les rayons de ses magasins de produits d'hygiène. "On a manqué de papier toilette, de Sopalin" a-t-il complété.

"Un rayon vide se remplit au bout de 2 jours maximum"

Mais le patron de l'enseigne de distribution s'est voulu rassurant sur l'approvisionnement de ses magasins.

"Si tout le monde achète la même chose à un moment donné, c'est sûr qu'il y a des ruptures dans les rayons. Quand il y a des rayons vides, cela se remplit moins vite parce que la chaîne d'approvisionnement est plus problématique. Mais un rayon vide est rempli à nouveau au bout de deux jours maximum" a affirmé Michel-Édouard Leclerc.

Commentant la situation actuelle de l'approvisionnement et de la fréquentation de ses centres, le patron de l'enseigne a déclaré:

"Il y a des rush selon l'extension des zones géographiques susceptibles d'être confinées. Les achats sont le fait de familles qui craignent d'être obligées de reste 15 jours à la maison et qui se disent, si on ne peut pas aller faire nos courses, autant avoir notre stock. C'est une réaction familiale saine".
"Dans les centres E.Leclerc, on a 28 jours de stocks. Dans les commandes qui ont été passées, il y a encore 28 jours supplémentaires, qui reviennent. Nous avons interrogé tous nos grands fournisseurs. À part quelques fournisseurs de pâtes italiens qui sont bloqués chez eux. D'une manière générale, on a de la bouffe jusqu'à l'été en France", a conclu Michel-Édouard Leclerc.
Frédéric Bergé