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Les revenus des agriculteurs ont légèrement augmenté en 2016

Les agriculteurs, hormis les céréaliers, ont vu leurs revenus augmenté de 1% en moyenne.

Les agriculteurs, hormis les céréaliers, ont vu leurs revenus augmenté de 1% en moyenne. - Denis Charlet - AFP

Hormis les céréaliers, tous les secteurs ont profité de cette augmentation, qui s'élève en moyenne à 1%.

Le secteur agricole, qui traverse une grave crise, a vu son revenu moyen augmenter de 1% en 2016, toutes productions confondues, a annoncé ce vendredi la MSA (Sécurité sociale agricole) dans un communiqué.

Tous les secteurs profitent de cette embellie, hormis le secteur céréalier, victime d'une moisson catastrophique et de cours mondiaux déprimés, qui ont entraîné une chute de leurs revenus (-20,8%).

Dans l'élevage en hors-sol (industriel), les revenus professionnels de 2016 augmentent fortement (+ 41,9%), et dans l'élevage laitier, la progression atteint 1,2%, selon la MSA. Ces secteurs se redressent après des évolutions de revenus très négatives en 2015 (-11,7% pour la filière hors-sol et - 30,7 % pour la filière laitière).

Dans l'élevage à finalité viande, et en viticulture, les revenus professionnels sont à nouveau en hausse. La progression s'élève à 24,8% dans la filière viande et 1,7% dans la viticulture. Dans le secteur des céréales et des cultures industrielles, le recul de 2016 fait suite à une baisse encore plus importante en 2015 (-21,5%).

Près de 3500 agriculteurs victimes de burn-out

Parmi les chefs d'exploitations imposés sur leur revenu réel (et pas au forfait), 19,2% ont des revenus 2016 déficitaires et 20,1% ont un revenu positif qui n'excède pas 4.315 euros par an, soit 360 euros par mois. Les grandes cultures (céréales, oléagineux) concentrent un peu plus de 30% des déficits, 18,4% en polyculture associée à de l'élevage et 16,3 % dans l'élevage laitier. Cependant, "les grandes cultures et la polyculture-élevage, qui concentrent le plus grand nombre de déficits et le plus grand nombre de chefs (d'exploitation) en déficit, sont aussi les filières (avec la viticulture) qui comptent le plus de chefs avec des revenus professionnels parmi les plus élevés", précise la MSA, qui souligne de "profondes disparités".

Conséquence de ces difficultés, près de 3.500 exploitants agricoles, "en situation de burn-out ou d'épuisement professionnel", ont bénéficié en 2017 de l'aide au répit. "Nous souhaitons poursuivre ce programme, qui a démontré toute son utilité sociale. Aussi, nous recherchons actuellement des solutions pour assurer la reconduite de ce dispositif", déclare Pascal Cormery, président de la MSA, cité dans le communiqué. Un peu plus de 450.000 exploitants agricoles ont cotisé au total en 2017 à la MSA.

Y.D. avec AFP